Analyse
Zone euro : enfin vers une solution ? il y a 5 ans - mercredi 20 juin 2012

L’Allemagne serait sur le point de consentir à ce que le Fonds européen de stabilité et le Mécanisme européen de stabilité achètent directement des emprunts d’Etat italiens et espagnols.

Si la nouvelle est de bon augure, elle ne va pas tout résoudre d’un coup de baguette magique. Nous continuons dès lors d’inclure majoritairement dans nos portefeuilles des actifs financiers n’appartenant pas à la zone euro.

 

Allemagne plus souple

Au lendemain du sommet du G20 au Mexique, les taux d’intérêt que demandent les investisseurs pour financer l’Espagne à 10 ans ont chuté en dessous de 7 %, ceux pour l’Italie sous les 6 %.
En cause : des rumeurs selon lesquelles l’Allemagne serait sur le point de consentir à ce que le Fonds européen de stabilité et le Mécanisme européen de stabilité achètent directement de la dette de ces deux pays (jusqu’ici, l’Allemagne s’y opposait, préférant que ces institutions octroient des prêts aux pays qui en font la demande, à condition qu'ils consentent des mesures d’austérité très strictes).

 

Espagne et Italie

En Espagne et en Italie, l’austérité est de rigueur depuis un certain temps et Berlin admet que les deux pays sont sur la bonne voie. Les interventions évoquées seraient la reconnaissance des efforts accomplis et seraient sans doute un pas important dans la lutte contre la crise.

 

Pas d’euphorie

Toutefois, une telle intervention pour ces deux pays pouvant contrevenir aux principes de l’euro, il est possible qu’elle soit mise en question tant par la banque centrale allemande que par d’autres pays du Nord de l’Europe. Car, pour assurer le financement de ces deux pays, le Fonds européen de stabilité et le Mécanisme européen de stabilité devraient soit voir leur capital renforcé, soit être en mesure de se financer librement auprès de la Banque centrale européenne, ce à quoi l’Allemagne n’a jamais été favorable.

 

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