Analyse
La BCE baisse ses taux, Londres fait tourner la planche a billets il y a 5 ans - jeudi 5 juillet 2012

Les deux principales banques centrales d’Europe ont choisi de s’activer pour stimuler l’économie européenne.

Pour nos placements obligataires, nous restons cependant à l’écart du Royaume-Uni. C’est encore aux pays peu endettés et disposant d’une devise pas chère que vont nos choix. Consultez notre stratégie.
Pour les investissements sûrs en euro, nous privilégions toujours les
comptes d’épargne.

 

BCE

La BCE a baissé son taux directeur : il passe de 1 % à 0,75%, le niveau le plus bas de tous les temps. Si cette baisse ne permet pas à elle seule de relancer l’économie, elle lance au moins aux investisseurs le signal que la BCE est prête à faire ce qu’elle peut pour venir en aide à l’économie de la zone euro.

 

Tout aussi important, le taux pour les dépôts à un jour que font les banques européennes auprès de la BCE a aussi été revu à la baisse, à 0 %, contre 0,25 % auparavant. Les autorités européennes souhaitent ainsi inciter les banques à octroyer davantage de crédit, puisque les banques européennes ont déposé environ 800 milliards d'euros auprès de la BCE, autant de liquidités qui ne circulent pas dans l’économie.
Quand on sait que le plan pour stimuler l’économie européenne accordé lors du sommet européen ne dépassait pas 120 milliards d’euros, on comprend que la décision de la BCE n’a rien d’anodin.

 

Banque d’Angleterre

La Banque d’Angleterre, dont les taux sont déjà à 0,5 % seulement depuis mars 2009, a choisi d’imprimer 50 milliards de livres. Le but de la manœuvre sera de racheter de la dette souveraine actuellement détenue par les banques du pays. Cela devrait, en théorie, libérer des liquidités et permettre aux banques d’octroyer davantage de crédit au secteur privé tout en continuant d’assurer à l’Etat un financement bon marché de sa dette publique.

 

Vu que la Banque d’Angleterre intervient toujours pour maintenir les taux artificiellement bas (et le prix des obligations d’Etat britannique artificiellement élevé), nous restons à l’écart de ces actifs.

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