Analyse
L’Espagne ne gagne pas toujours il y a 5 ans - mardi 31 juillet 2012

L'accumulation de difficultés fait fuir les investisseurs et les taux obligataires atteignent des sommets. Une situation intenable qui a poussé le gouvernement à solliciter l'aide de l'Europe.

Le plongeon de la Bourse de Madrid a rendu certaines actions espagnoles intéressantes.
– 
BME génère assez de liquidités pour offrir un rendement sur dividende de plus de 10 %.
– 
Telefonica devrait pouvoir redresser son cours grâce à la réduction de sa dette.
– 
Tubacex est peu exposé au marché espagnol.
– 
Repsol a vu sa production progresser.

 

Nous croyons toujours en la survie de l'euro mais la diversification est plus que jamais utile. Privilégiez les sicav d'obligations en dollar canadien, couronne danoise et suédoise, ou encore zloty polonais.

 

Du côté des marchés boursiers, notre préférence va aux valeurs américaines, britanniques, suédoises, suisses et chinoises. Consultez nos conseils d’achats pour les actions et sicav d’actions de ces zones.

 

Aide impérative

L'Espagne a dû se résoudre, en juin, à solliciter une aide européenne de 100 milliards d'euros maximum pour sauver ses banques, rongées par les créances douteuses issues de l’éclatement de la bulle immobilière. Cette aide n’a toutefois pas rassuré les investisseurs quant aux capacités de l’Espagne à surmonter la crise. Tous les indicateurs sont au rouge et la fin de la récession n’est plus attendue avant 2014. Les finances de l’Etat, mises à mal par la récession et le sauvetage des banques, doivent venir en aide aux régions désargentées. La goutte de trop aux yeux des marchés...

 

Tarissement du financement

Les exigences des investisseurs pour participer aux émissions du Trésor espagnol ont augmenté. Le taux à 10 ans culmine à plus de 7,50 % ! Grâce à la prévoyance du gouvernement, qui a anticipé ses besoins en début d’année, le financement du pays est assuré pour les prochaines semaines. Mais dès octobre au plus tard, le Trésor espagnol devra faire appel au marché obligataire. Si l’accès au crédit se ferme pour Madrid, l’Europe aura-t-elle les moyens et la volonté de sauver l’Espagne ?

 

Plan de sauvetage global ?

Les responsables européens ne se montrent guère pressés d'aborder le problème.
Mais il est vrai que Madrid nie toujours le besoin d’une aide supplémentaire et souhaite seulement une reprise des achats obligataires par la BCE, histoire de calmer les tensions. Pourtant, l’Espagne aura bel et bien besoin d’une aide globale. L’Europe a les moyens de lui apporter.Mais les pays du Nord accepteront-ils de payer davantage pour l’Espagne alors qu'ils tirent précisément profit de la crise de la dette au Sud pour se financer à bon compte ?

Partagez cet article