Analyse
L’Europe reste embourbée, préférez les USA il y a 5 ans - mardi 24 juillet 2012

Certains bons chiffres ne suffisent pas à restaurer l’optimisme chez nous.

Malgré les signes de ralentissement (mauvaises statistiques américaines, ton mitigé du Président de la Fed au sujet de la situation économique aux USA), l’économie américaine reste en meilleure posture que celle du Vieux Continent. Et comme leur valorisation est plus intéressante, les actions américaines et les sicav qui s’y spécialisent restent incontournables dans tout portefeuille diversifié.
Evitez les obligations d’Etats de la zone euro et préférez les sicav d’obligations de pays aux finances saines comme la
Suède, le Danemark, le Canada ou encore la Pologne.

 

Commerce européen en forme

Face à une demande domestique déprimée par l’austérité dans de nombreux pays, les sociétés européennes cherchent de plus en plus leur salut en dehors de la zone euro et cela semble payer : le commerce extérieur européen a enregistré un surplus de 11 milliards sur les cinq premiers mois de l’année, contre un déficit de 24,5 milliards en 2011.

 

Cela ne suffit pas

Hélas, toute positive que soit l’évolution du commerce, elle est trop timide pour sortir l’Europe du marasme.
D’autant que les craintes quant à un possible et très coûteux sauvetage de l’Espagne ont refait surface, propulsant les taux espagnols à 10 ans à près de 7,3 %. L’Italie a elle aussi été contaminée et a provoqué un recul de près de 10 % pour certaines valeurs financières, les obligations italiennes en portefeuille chez ces dernières perdant de la valeur à mesure que les taux flambent. 
Le plan de sauvetage du secteur bancaire espagnol se met progressivement en place, mais l’épilogue n’est pas attendu avant 2013. Les avancées ont quoi qu’il en soit été saluées sur les marchés des changes et l’euro a arrêté sa glissade pour osciller aux alentours de 1,22 USD.
Sur le marché obligataire, les investisseurs continuent à couper la zone euro en deux avec, d’un côté, les pays du Nord qui se financent à des taux planchers, et de l’autre, les pays du Sud qui paient chèrement l’accès au crédit.

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