Analyse
Pas de médaille pour l’économie britannique il y a 5 ans - mercredi 25 juillet 2012

Au deuxième trimestre, l’activité a diminué de 0,7 % par rapport au trimestre précédent. Sur un an, le repli a été de 0,8 %.

Restez à l’écart des emprunts d’Etat britanniques dont les prix restent artificiellement élevés grâce aux interventions de la Banque d’Angleterre.
La Bourse de Londres est néanmoins moins tributaire que d’autres de l’économie de son propre pays, moins volatile que sur le continent et offre de beaux dividendes. Vous pouvez toujours acheter des
actions sur la Bourse de Londres ou une sicav qui s’y spécialise. Voyez dans nos portefeuilles dans quelle proportion, selon votre profil.

 

Malgré les milliards dépensés pour les Jeux Olympiques (pour régénérer la partie orientale de Londres) et malgré l’inauguration du gratte-ciel le plus haut d’Europe « The Shard », le secteur britannique de la construction reste dans le rouge (-5,2 %). La production industrielle a quant à elle reculé de 1,3 %. La faiblesse de la demande intérieure pèse sur l’activité. En termes réels, le pouvoir d’achat des britanniques ne cesse de baisser. L’Etat réduisant les prestations sociales, les ménages n’ont d’autre choix que de se montrer prudents.

 

Les autorités font ce qu’elles peuvent pour relancer l’économie. Mais la marge de manœuvre est limitée. Malgré l’effort d’austérité, le déficit public 2011 a été de 8,3 % du PIB. Heureusement, la Banque d’Angleterre achète des emprunts d’Etat et vient encore d’élargir de 50 milliards de livres son programme de création monétaire. Cela porte le montant total ainsi créé pour soutenir l’économie à 375 milliards (soit 25 % du PIB). Et ce n’est peut-être pas fini.

 

Heureusement, la portée de la Bourse de Londres dépasse les îles britanniques.

 

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