Analyse
Graphène : pas encore pour l’investisseur il y a 4 ans - vendredi 26 octobre 2012

A terme, le graphène remplacera le silicium dans les composants des téléphones portables, des PC et des appareils électroménagers. Cette matière offre-t-elle un potentiel d’investissement ? Existe-t-il des sociétés cotées en Bourse qui y sont actives ou des sicav qui s’y spécialisent ?

Si le potentiel du graphène semble difficilement contestable, il est trop tôt pour pouvoir considérer qu’il s’agit d’une opportunité pour l’investisseur.
Les deux seules actions qu’on puisse évoquer dans ce domaine sont trop spéculatives. N’ACHETEZ PAS.

 

Costaud

Le graphène a un bel avenir devant lui, car il s’agit d’un des métaux les plus solides au monde. Il fait l’objet de nombreuses études quant à son usage, dans les écrans plats, les cellules solaires, les semi-conducteurs, et d’autres applications industrielles. L’Union européenne investira ces dix prochaines années un milliard d’euros dans la recherche. Dans le courant de 2011, plus de 10 000 rapports ont été rédigés. Sur ces 18 derniers mois, la demande de graphène a augmenté de 4 000 % ! Mais, comme pour beaucoup de métaux rares, la Chine contrôle le marché et couve soigneusement ses intérêts.

 

Peu de possibilités

L’investisseur n’a pas encore la possibilité de prendre une position dans le graphène. Ce n’est possible que de manière indirecte, au travers de sociétés de capitaux spécialisées dans l’investissement dans des start-ups, non cotées sur les marchés réglementés. L’investisseur particulier n’a donc jusqu’ici aucune chance de prendre sa part du gâteau.

 

Actions

– L’action d’un vendeur de dérivés du graphène, CVD Equipment (ticker CVV, cotée sur le Nasdaq) est peu négociée et subit d’importants soubresauts. Elle est à son niveau le plus bas des 18 derniers mois. Bien que la société ait énormément investi dans ses capacités et son extension, la demande pour ses produits tarde à décoller. 
– L’action de Northern Graphite Corp, cotée sur la Bourse du Canada (ticker NGC). La société possède sa propre mine de graphène et peut donc travailler sans dépendre de la Chine. Jusqu’ici, elle n’a encore dégagé aucun bénéfice. Elle est peu négociée et a chuté à moins de 1 dollar canadien.

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