Analyse
L’économie mondiale ralentit ? Des tuyaux pour vos placements… il y a 5 ans - jeudi 4 octobre 2012

Malgré les interventions récentes des grandes banques centrales, la croissance économique mondiale continue de s'essouffler. Analyse et conseils pour vos placements.

Nos tuyaux
Le passage difficile de l’économie mondiale incite à la prudence.
Côté obligations, privilégiez la sécurité, en choisissant des sicav d’obligations de pays aux finances saines (Suède, Suisse, Canada, Danemark, Pologne).
Côté actions, orientez-vous vers les marchés qui restent intéressants (New York, Londres, Shanghai, Stockholm et Zurich). Et si vous êtes particulièrement dynamiques, vers la Pologne, l’Inde, le Brésil ou la Russie.
Consultez nos portefeuilles pour savoir dans quelles proportions. 
Utilisez notre sélecteur de sicav pour déceler les produits intéressants.
Parmi les actions d’entreprises ayant une empreinte très globale, Daimler, Fedex, Caterpillar ont lancé des avertissements sur résultats. Seaspan en revanche, bien que dépendant intimement du commerce mondial, profite du fait que ses contrats de leasing de navires sont conclus pour de très longues durées.

 

Notre analyse

La BCE ne peut pas tout

En 2012, la croissance du commerce mondial ne devrait guère dépasser 2,5 %, suite surtout au ralentissement des échanges entre pays européens (un tiers des échanges mondiaux). Certes, la perspective d’une intervention de la BCE a apaisé les marchés. Mais cela ne changera pas fondamentalement la déprime du Vieux continent. Une grande partie de l’Europe subit une sévère austérité, qui plombe le pouvoir d’achat des ménages et incite les entreprises à postposer leurs investissements. Et l’Allemagne, très tributaire des exportations, souffre de la conjoncture mondiale.

 

Elections aux USA : danger

Aux USA, les autorités commencent à manquer d’arguments pour redynamiser leur économie. La Fed a beau avoir annoncé un troisième plan de relance, les marchés sont de moins moins en rassurés. A quelques semaines des présidentielles, les électeurs se posent des questions sur l’avenir : c’est en 2013 que viennent à échéance une série de réductions d’impôts et de dépenses publiques. Le retour à une charge fiscale plus lourde serait bien sûr tout profit pour les comptes publics, mais se traduirait par une perte de pouvoir d’achat qui plongerait l’économie en récession. Il est peu probable que Washington cautionne pareil choc. Mais cela plombera alors les finances d'un pays où la dette publique est loin d'être rassurante...

 

Chine : relance et transition

Les pays émergents connaissent à leur tour un ralentissement. En Chine, le parti communiste va désigner un nouveau président. Son défi sera de taille, à l'heure où le pays est en pleine transition (entre une croissance soutenue par les investissements et les exportations, vers un modèle axé sur le marché intérieur). Il pourra néanmoins compter sur l’excellent état des finances publiques.

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