Analyse
L’Union bancaire européenne avance, les taux espagnols reculent il y a 5 ans - mardi 23 octobre 2012

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Union bancaire

La mise en place du cadre légal pour le superviseur européen du secteur bancaire a été décidée lors d’un nouveau sommet européen. Il ne devrait cependant être totalement opérationnel qu’en 2014, date à laquelle l’Espagne pourrait transférer le lourd sauvetage de ses banques de ses comptes publics vers les fonds européens. Reste à voir si une telle solution serait acceptée : si l’Europe se dit prête à prendre en charge les problèmes « post Union bancaire », nombre de pays du nord semblent peu enclins à les couvrir rétroactivement. Malgré l’optimisme affiché par les leaders européens, il n’y a donc pas eu d’avancée significative, ce qui a déçu les marchés : après avoir dépassé 1,31 USD, l’euro a clôturé la semaine autour de 1,30 USD.

 

Espagne

Les marchés ont cependant été rassurés par la décision de Moody’s de garder inchangée la note de la dette souveraine espagnole. Une nouvelle baisse aurait en effet plongé la dette espagnole dans la catégorie d’obligations pourries ou investissement spéculatif. Du coup, les taux à 10 ans espagnols sont descendus à moins de 5,3 %, au plus bas depuis avril. L’optimisme actuel est néanmoins à tempérer car la note espagnole s’accompagne d’une perspective négative, et risque donc toujours d’être revue à la baisse. En cause, le manque de progrès dans l’assainissement financier du pays, mais aussi des chocs éventuels au niveau de la zone euro.
En outre, les créances douteuses ont encore progressé pour atteindre 10,5 % du crédit total et plus de 20 % du PIB espagnol, ce qui fragilise inévitablement les banques et induit un risque considérable pour les finances publiques.

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