Analyse
Zone euro : marché du travail et industrie à la peine il y a 5 ans - mardi 2 octobre 2012

Dans l’immédiat, pas d’espoir de voir se redynamiser l’économie européenne.

C’est ailleurs que nous cherchons des marchés intéressants, en dépit de taux de croissance décevants. C’est le cas des Bourses de Londres, New York, Stockholm, Zurich. Utilisez nos sélecteurs d’actions et de sicav pour vous y positionner.

 

Pensez aussi aux sicav d’actions chinoises ou indiennes.

 

Ceux qui osent et sont prêts à investir pour le long terme peuvent aussi se tourner vers São Paulo ou Moscou.

 

Consultez nos portefeuilles pour voir dans quelles proportions.

 

Chômage

L’économie européenne souffre et le marché du travail est à la peine. Au mois d’août, le taux de chômage dans la zone euro a atteint 11,4 % de la population active, contre 10,5 % en août 2011. Au total, ce sont plus de 18 millions d’européens qui sont à la recherche d’un emploi.
Bien sûr, ce sont les pays les plus concernés par la crise de la dette souveraine qui sont le plus touchés par le chômage : la Grèce (24,4%), l’Irlande, (15%), le Portugal (15,9%) et l’Espagne (25,1 %). L’Allemagne (5,5%), l’Autriche (4,5%) et les Pays-Bas (5,3%) sont mieux lotis, mais avec des taux néanmoins en hausse en Autriche et aux Pays-Bas.

 

Activité dans l’industrie

L’indice PMI, qui mesure l’activité dans l’industrie, est au plus bas depuis l’année 2009, aux moments les plus noirs de la crise, et fait aussi état d’une Europe à deux vitesses : l’Allemagne et les Pays-Bas sont au plus haut depuis plusieurs mois mais les autres pays de la zone sont à la peine. De quoi couper court à tout espoir de redémarrage de l’emploi.

 

Or, qui dit chômage élevé dit confiance en baisse et moindre capacité des ménages à dépenser ou à obtenir du crédit. Dès lors, même si les taux sont très bas et pourraient encore baisser, le consommateur européen en profite peu. La réduction des charges associées aux crédits reste insuffisante pour compenser l’augmentation de la charge fiscale ou les mesures d’austérité qui obligent les ménages à intervenir où l’Etat payait jadis (éducation, soins de santé, etc.).
Quant aux entreprises, il est peu probable qu’elles se remettent à investir aussi longtemps que la demande restera faible.

Partagez cet article