Analyse
Le Japon au bord de la récession il y a 4 ans - mercredi 14 novembre 2012

Le ralentissement des exportations et l’ambiance houleuse entre Tokyo et Pékin ont coûté cher à l’archipel.

Au troisième trimestre, l’activité économique japonaise s’est contractée de 0,9 % face au trimestre précédent.

La Bourse de Tokyo est chère et les obligations nippones offrent un rendement très limité, alors que la dette pose problème sur le long terme.
Restez à l’écart des actifs japonais.

 

Les exportations japonaises sont en chute (-5,0 %), l’investissement privé recule (-3,2 %), les dépenses du secteur privé aussi (-0,5 %). Pour sauver les meubles, l’Etat a augmenté ses investissements de 4 %, alors que ses dépenses augmentent de 0,3 %. Une dynamique dangereuse, dans un pays où la dette de l’Etat devrait dépasser cette année les 210 % du PIB.
Et malgré ces efforts publics, la croissance du pays n’est que de 0,1 %.

 

2012 avait pourtant bien commencé. L’effort de reconstruction suite au séisme et au tsunami avait été accompagné d’une hausse de la consommation des ménages (+3 % au premier semestre). Mais la cherté du yen pèse sur la compétitivité des entreprises. Le secteur électronique, jadis un des fleurons du pays, réduit ses investissements et ses emplois. Le secteur automobile produit de plus en plus à l’étranger.
Les instruments à la disposition de Tokyo pour venir à bout de la crise ne sont pas nombreux : lourde dette, déficit budgétaire dépassant les 9 % du PIB depuis 2009, taux nippons au plus bas depuis des années, création de liquidités qui ne semble plus avoir d’impact…

 

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