Analyse
L’euro se redresse. Comment réagir ? il y a 4 ans - jeudi 17 janvier 2013

Ces dernières semaines, les déclarations annonçant la fin de la crise de la dette souveraine de la zone euro se sont succédées. Et manifestement, les marchés y croient.

Les Bourses américaines, britanniques et chinoises restent intéressantes et présentes dans nos portefeuilles.

D’une part, pour des pays tels que l’Espagne, la fin de la crise est bien sûr une bonne nouvelle puisqu’ils peuvent à nouveau se financer à meilleur compte.

Mais d’autre part, le fait que les investisseurs délaissent des valeurs refuge, telles que le franc suisse, au profit de l’euro, entraîne une l’appréciation de notre devise, ce qui risque de peser sur notre économie, déjà affaiblie. Ainsi, face au dollar, l’euro est à son plus haut niveau depuis février 2012. Et face au yen, il approche aussi un niveau qu’il n’avait plus connu depuis le printemps 2011.

Car dans la zone euro, il n’y a pas de politique spécifique pour affaiblir la devise, que seule la crise de la dette souveraine maintenait jusqu’ici à de plus faibles niveaux.

Or, dans le même temps, les USA font tourner la planche à billets et injectent des liquidités dans le système financier (85 milliards de dollars par mois). Et le Japon insiste sur la nécessité de poursuivre la dévaluation du yen, pour rendre au pays sa compétitivité.

Pour l’investisseur, ce niveau élevé de notre devise doit inciter à faire ses emplettes en dehors de la zone euro. Certes, dans le cas du yen, la baisse devrait se poursuivre. Il est trop tôt pour se rendre sur ce marché, d’autant plus que les rendements obligataires sont particulièrement bas et le marché boursier globalement cher. Mais les Bourses américaines restent intéressantes à nos yeux car elles offrent un meilleur espoir de rendement et un risque moins élevé que les européennes. C’est aussi le cas de la Bourse britannique. Enfin, la Bourse chinoise, qui allie devise bon marché et dynamisme, reste incontournable dans nos portefeuilles.

 

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