Analyse
Faut-il croire en la nouvelle stratégie du Japon ? il y a 4 ans - vendredi 15 février 2013

Au quatrième trimestre 2012, au Japon, l’activité économique a reculé de 0,1 % face au trimestre précédent et de 0,4 % par rapport à un an plus tôt.

Si ces chiffres ne font que prolonger la légère récession dans lequel le pays se trouve depuis le printemps, ils soulignent le bienfondé de sa stratégie, axée à présent sur le regain de compétitivité et les exportations. Mais nous restons à l’écart des actifs nippons.
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En 2012, les ménages nippons ont augmenté leurs dépenses de 1,8 % par rapport à 2011 et l’investissement résidentiel a progressé de pas moins de 14,7 % ! En revanche, les investisseurs japonais ou étrangers doutent et choisissent d’investir ailleurs : l’investissement du secteur privé a reculé de 9,9 % par rapport à un an plus tôt. Dès lors, malgré les montants investis par le gouvernement suite au séisme et au tsunami de mars (hausse de 6 % de l’investissement public), le total de l’investissement dans l’économie japonaise a connu un recul annuel de 3,1 %.

 

L’autre grand coupable de la méforme de l’économie nippone a été le commerce extérieur : avec une chute de 14 % des exportations sur l'année, le Japon a souffert plus que jamais de la cherté du yen.

 

La stratégie d’affaiblissement du yen et de regain de compétitivité devrait cependant porter remède à ces faiblesses. Pour 2013, nous attendons pour le Japon une croissance de l’ordre de 1 %. Malgré cette performance supérieure à celle de la zone euro et un yen désormais bon marché, nous restons cependant à l’écart des actifs nippons. Car dans l’immédiat, la tendance baissière du yen devrait se poursuivre, ce qui mine l’intérêt des obligations, déjà peu généreuses (et émises par un pays aux finances publiques très fragilisées). Et si la Bourse de Tokyo est désormais correctement évaluée, d’autres présentent des perspectives plus intéressantes.

 

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