Analyse
Libre échange UE / USA : quels placements peuvent en profiter ? il y a 4 ans - mardi 26 février 2013

L’Union européenne et les USA vont entamer des négociations pour créer la plus grande zone de libre échange au monde et tenter de relancer la croissance. L’impact de l’accord dépendra de sa portée. Quels sont les secteurs et actions les mieux placés pour en profiter ?

La création d’une grande zone de libre échange aurait son lot d’avantages. L’accélération des échanges entre UE et USA et des investissements bilatéraux doperaient la croissance économique et l’emploi. Mais un accord se limitant à la suppression des droits de douane, déjà très faibles, n'aurait qu'un impact limité. Un accord de grande portée avec des normes sanitaires et techniques communes et l'abolition des barrières aux investissements étrangers dans certains secteurs permettrait de créer un véritable marché commun transatlantique. De quoi révolutionner le commerce mondial et donner un solide coup de pouce aux économies.

 

Obstacles de taille

Pour les entreprises présentes à l'échelle mondiale, un accord minimaliste serait déjà une amélioration. Mais un accord de grande portée (possibilité de commercialiser un même produit, processus de fabrication ou technologie sur les marchés du monde entier…) permettrait des gains plus importants.
Hélas, l’ouverture de certains secteurs s’annonce problématique : notamment l’agro-alimentaire où l’approche est très différente en matière d'OGM, d'hormones de croissance et de subventions, ainsi que les secteurs d’activité réservés aux nationaux (ports, transports aériens) ou concernés par les marchés publics et appels d’offre (où le protectionnisme reste la norme). En outre, la législation du travail fort différente risque d’éveiller les craintes des syndicats. Enfin, côté européen, les négociations seront source de tensions. Alors que le nord, Allemagne en tête, souhaite un accord large qui profiterait aux exportations, le sud, y compris la France, plus soucieux de la protection de l’agriculture, aspire à un accord plus réduit.

 

Pour l'investisseur

– Veolia Environnement (et tous les secteurs concernés par les appels d'offre) est bien placé pour profiter d’un tel accord. Déjà présent aux USA (±6 % de son activité), Veolia dispose d’un savoir-faire reconnu et entend encore se développer dans le traitement des eaux usées et l'extraction du gaz non conventionnel.
– GlaxoSmithKline et Novartis ainsi que Teva (plus risquée), et toute l’industrie pharma, profiteront de l’harmonisation des règles sanitaires et autorisations de mise sur le marché des produits.
– Seaspan devrait profiter de l’augmentation des volumes de marchandises échangées (demande accrue de navires de transport et de leasing de ces navires).
– General Electric et Procter & Gamble, rien que par leur taille énorme, devraient bénéficier d'un meilleur accès aux marchés.
– Le secteur agro-alimentaire sera sans doute un des dossiers les plus épineux, beaucoup de produits de ce secteur n'étant pas exportables pour raisons sanitaires. Une harmonisation des normes serait toutefois positive.
Vous pouvez y investir via : 
BNP Paribas L1 Equity Europe Consumer Goods 
KBC Equity Fund Food & Personal Products 
SSgA Consumer Staples Index Equity Fund 
Lyxor ETF Stoxx Europe 600 Food & Beverage

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