Analyse
Hausse de l’euro : le pour et le contre il y a 4 ans - jeudi 31 octobre 2013

Au début de cette année, l’euro a grimpé face à la plupart des devises. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour nos exportations. Mais cette hausse n’a-t-elle pas aussi de bons côtés ?

La force de l’euro permet d’acquérir à bon prix ou de renforcer ses positions sur des actifs en devises étrangères. Profitez de la force de l’euro pour investir aux USA, à concurrence de 20 % de l’avoir investi, via les sicav (et tracker) d’actions américaines :
KBC Index Fund United States
SSgA US Index Equity Fund
Threadneedle American Fund USD
iShares S&P 500
Restez à l’écart des obligations en dollar mais diversifiez-vous dans des obligations en couronne suédoise (pour 5 %), au travers de la sicav
KBC Renta Sekarenta, et dans des actions suédoises (pour 5 %) avec SSgA Sweden Index.

 

En avant, marche !

L’amélioration des conditions économiques de l’Europe a fait grimper l’euro. Une hausse impressionnante face au real brésilien, à la livre turque et la roupie indienne (des devises, il est vrai, aussi victimes de la désertion des investisseurs) et de plus de 10 % face à la couronne norvégienne. Et même si le mouvement s’est calmé entretemps, face au dollar, l’euro cote à son sommet des deux dernières années. C’est suite notamment à la récente fermeture d’une partie des administrations américaines et à de moins bons chiffres macro-économiques publiés aux USA. Enfin, face à des devises moins volatiles (couronne suédoise, yuan chinois), l’euro s’est aussi apprécié.

 

Exportations

Avec un euro fort, les produits européens sont plus chers à l’étranger, de sorte que les exportations de la zone euro souffrent, alors que, précisément, la zone aurait bien besoin de riches exportations pour relancer son économie. Mais les exportations des divers pays européens se font aussi vers d’autres pays de la zone, de sorte que la force de l’euro n’a alors aucune influence.

 

L’inflation en question

La force permet aussi de contrôler l’inflation (puisque cela rend les importations sont moins onéreuses). Et c’est précisément la raison pour laquelle l’Allemagne, qui a une peur bleue de l’inflation, se sent à l’aise avec une devise forte. Aussi, vu que l’inflation européenne est à présent faible et d’autant mieux contrôlée par la force de l’euro, la banque centrale européenne peut se permettre de maintenir sa politique monétaire accommodante, soutenir la demande interne et l’économie.

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