Analyse
La BCE baisse ses taux il y a 3 ans - jeudi 7 novembre 2013

La Banque centrale européenne est inquiète des indicateurs qui signalent un nouveau ralentissement de l’économie de la zone euro, ainsi que du taux d’inflation, qui ne dépasse plus 0,7 %.

Si le geste, et la tentative de regain de confiance qu’il implique, est méritant, il ne permettra pas à lui seul de relancer l’économie de la zone euro.
Pour les trimestres et les années à venir, nous craignons que la zone euro ne reste le parent pauvre de la croissance mondiale.
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L’inflation étant loin des objectifs de la BCE (proche de mais inférieure à 2 %), l’institution a choisi de baisser son taux directeur à environ 0,25 %, le niveau le plus bas de tous les temps.
Cette baisse, la deuxième de 2013 après celle de mai, intervient à un moment où les marchés se faisaient à l’idée d’une politique monétaire moins accommodante aux USA. La réduction du différentiel de taux entre EUR et USD a rapidement pesé sur l’euro, qui est passé de 1,35 USD à environ 1,33 USD.

Avec ce geste, la BCE arrive au bout de ses possibilités en termes de mesures conventionnelles.
Elle devra donc faire preuve d’imagination pour trouver de nouveaux moyens de stimuler l’activité, dans des économies marquées par l’austérité et un marché du travail sinistré.
Mais cela ne s’annonce guère facile. Car la zone euro reste très hétérogène et les écarts de performance entre l’économie allemande et la plupart des autres pays restent importants. Ensuite parce que les moyens dont dispose la BCE sont bien plus réduits que ceux dont dispose la Fed, la Banque d’Angleterre ou celle du Japon. L’Allemagne verrait d’un mauvais œil l’utilisation de politiques non conventionnelles. Seule une menace déflationniste précise serait susceptible de faire évoluer sa position.

 


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