Analyse
Zone euro : chômage, inflation, taux… il y a 4 ans - mardi 5 novembre 2013

Le marché du travail de la zone euro est dans un état assez critique.

Nos portefeuilles restent toujours majoritairement à l’écart de la plupart des actifs de la zone euro.

 

Emploi

A 12,2 % en septembre, le taux de chômage dans la zone euro signale l’état catastrophique de nos marchés du travail, qui comptent désormais 19,4 millions de sans-emploi.
Une réalité dont aucune autorité européenne ne semble s’inquiéter. Contrairement aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni – où le bon fonctionnement du marché du travail est prioritaire pour les banques centrales –, la Banque centrale européenne (BCE) n’est pas concernée par l’évolution du taux de chômage. Et il y a peu de chances que son mandat évolue en ce sens. En Allemagne, première économie de la zone euro, le taux de chômage est au plus bas (5,2 %) et le taux d’emploi au plus haut. Par contre, en France (11,1 %) ou en Italie (12,5 %) – respectivement deuxième et troisième économie de la zone euro –, le chômage atteint des sommets. Face à de tels écarts, il sera difficile de trouver une politique susceptible de plaire à tout le monde. Le chômage risque donc de rester élevé les années à venir et de ne se résorber que lentement.

 

Inflation et taux

De son côté, l’inflation a chuté vers 0,7 % seulement en octobre, selon l’estimation rapide d’Eurostat. A ce niveau, la hausse des prix à la consommation est loin de l’objectif de la BCE, proche de, mais inférieur à 2 %. Les marchés se sont donc mis à croire à une nouvelle baisse des taux de la BCE pour stimuler la croissance. Hélas, avec des taux déjà historiquement bas (0,5 %), une baisse vers 0,25 % n’aurait qu’un impact tout relatif sur l’économie réelle.

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