Analyse
Bilan de novembre : monde économique de plus en plus divisé il y a 3 ans - mardi 3 décembre 2013

En novembre, les investisseurs ont été confrontés aux divers problèmes monétaires des banques centrales. Le monde économique apparaît de plus en plus divisé en trois catégories.

Première catégorie

La première catégorie regroupe les rares pays qui ont tourné la page de la crise tout en maîtrisant les pressions inflationnistes (USA, Royaume-Uni).
La conjoncture, le marché du travail et le marché immobilier ne cessant de s’y améliorer, le souci des banques centrales est de normaliser une politique monétaire extrêmement accommodante. Ce sujet est particulièrement brûlant à Washington, où les grands argentiers sont très divisés sur la question. En attendant la publication (déjà mi-décembre ?) d’un calendrier d’une possible diminution des rachats d’obligations d’Etat, le statu quo est de mise et les taux restent relativement stables, tout comme le taux de change euro/dollar.

 

Deuxième catégorie

La deuxième catégorie regroupe les pays où la reprise est fragile et les pressions inflationnistes quasi inexistantes (essentiellement dans la zone euro).
Face au risque croissant de déflation, la BCE a encore baissé son taux directeur de 0,25 %. Déjà proches des minima historiques, les taux d’intérêt, tant à court qu’à long terme, n’ont guère réagi.

 

Troisième catégorie

La troisième catégorie regroupe les économies qui présentent le plus de difficultés, qui affichent une faible croissance et une inflation élevée, avec comme porte-drapeau le Brésil.
Face au dérapage des prix et malgré l’impact négatif sur une activité économique déjà en berne, la banque centrale du Brésil a encore augmenté son taux directeur pour l’amener à 10 %. L’effet a été immédiat sur les taux d’intérêt, qui poursuivent leur ascension.

 

Marché des changes

Les investisseurs, tout en se préparant au début de la normalisation monétaire aux USA, reviennent à des considérations plus économiques. Malgré une envolée des taux au Brésil, qui renforce l’attractivité des obligations, le real a encore reculé (-5 % face à l’euro). La Russie souffrant des mêmes maux que le Brésil, le rouble s’est aussi fort déprécié. Les tensions internationales ont brouillé les cartes. Alors que le problème iranien s’apaisait avec l’accord de Genève, les relations diplomatiques entre la Chine et ses voisins se sont envenimées. Le yen et le dollar australien en ont souffert.

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