Analyse
Taux espagnols, italiens, américains… il y a 3 ans - mardi 7 janvier 2014

Taux espagnols et italiens à 10 ans sous les 4 %, taux américains au-delà des 3 %.

Nous restons toujours peu investis dans la zone euro et bien davantage aux Etats-Unis, mais surtout en actions. Pour savoir dans quelles proportions, consultez notre rubrique « Composez votre portefeuille ». 

 

L’amélioration des perspectives de l’économie européenne et les bons indicateurs en provenance d’Espagne et d’Italie ont poussé à un resserrement de la prime de risque qui sépare les taux de ces deux pays de ceux de l’Allemagne. Elle est désormais inférieure à 200 points. Après une année 2013 relativement calme, les marchés semblent donc croire que le pire est passé. Nous partageons cette perspective, mais ne sous-estimons pas pour autant les risques que poseront la croissance morose et la fragilité du système bancaire européen pour nos économies.

Aux Etats-Unis, face à la forte croissance enregistrée au troisième trimestre (+4,1 % en annualisé) et aux bonnes perspectives pour 2014, les taux d’intérêt à long terme ont remonté. Il est vrai que les indicateurs outre-Atlantique ont été plutôt bons. L’indice Case-Shiller, qui mesure l’évolution des prix de l’immobilier dans 20 grandes zones urbaines américaines, affiche une hausse annuelle de 13,6 % pour octobre. L’immobilier américain retrouve ainsi les prix de 2004 et le secteur de la construction en profite, connaissant la plus forte envolée dans les dépenses réalisées par le secteur privé depuis 2009. L’indice ISM manufacturier, qui mesure l’activité telle que perçue par les directeurs d’achat des entreprises du secteur, a été annoncé à 57 points en décembre. Un chiffre très largement supérieur aux 50 points qui marquent la ligne entre l’expansion et la contraction, et d’autant plus encourageant que les nouvelles commandes ont augmenté.

 

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