Analyse
Inflation au Royaume-Uni il y a 3 ans - jeudi 17 avril 2014

Progression des prix à la consommation de seulement 1,6 % au mois de mars.

Mais les prix de l’immobilier flambent et le modèle de croissance britannique laisse perplexe.
Toutefois, la Bourse de Londres accueillant bon nombre de multinationales susceptibles d’aller chercher la croissance où qu’elle soit, elle reste présente dans
nos portefeuilles, notamment au travers de sicav.
Parmi les actions individuelles, nous conseillons notamment
Rio Tinto, BP ou Vodafone.

 

Après une très longue période (de 2008 à 2013) marquée par des reculs consécutifs des salaires réels, les salaires britanniques sont aujourd’hui 8 % moins élevés que ce qu’ils étaient avant la crise. Une inflation ramenée à 1,6 % en mars peut permettre d’inverser la tendance (en février, les salaires réels ont progressé de 1,7 %).
Mais en attendant un rebond du pouvoir d’achat, c’est grâce au crédit et à l’érosion de leur taux d’épargne que les ménages font repartir leurs dépenses. Si l’après-crise a été marqué par la reconstitution de l’épargne des ménages, des chiffres de la Banque d’Angleterre montrent une nette inversion de cette tendance en 2013. Les taux réduits y sont pour beaucoup : les ménages préfèrent dépenser ou investir dans l’immobilier. Mais dans ce secteur, la progression défie la gravité. Malgré des salaires réels en baisse, les prix de l’immobilier ont progressé sur un an de 9,7 % et même de 17,7 % à Londres, ce qui ne laisse rien augurer de bon. Si l’économie britannique devrait être une des plus dynamiques cette année, son modèle de croissance, basé sur les mêmes recettes qui ont mené à sa perte en 2008-2009, laisse perplexe.

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