Analyse
Bilan de juin : Bourses aux sommets grâce aux banques centrales il y a 3 ans - lundi 30 juin 2014

Face à la baisse des taux induite par les politiques accommodantes des banques centrales, les investisseurs privilégient toujours les actions.

En juin, l’investisseur en euro a engrangé 1,7 % sur les Bourses mondiales, portant à 7,3 % ses gains depuis le début de l’année.

 

Devises

– La livre sterling a été la grande gagnante. En hausse de 1,1% face à l’euro, elle a atteint un sommet face à notre devise depuis 2012 et un sommet face au dollar depuis 2008. Face à la bonne tenue de l’économie et à la nette hausse des prix de l’immobilier, la Banque d’Angleterre a annoncé des mesures pour restreindre l’octroi de crédits hypothécaires. Elle devrait être la première banque centrale d’Occident à relever ses taux. De quoi soutenir la livre qui approche sa valeur d’équilibre face à l’euro.
La Bourse de Londres reste néanmoins à l’achat.

 

– Après avoir approché les 1,40 USD en mai, l’euro a terminé juin autour de 1,36 USD. La baisse des taux directeurs européens vers 0,15 % et l’annonce d’une liquidité encore plus abondante pour soutenir le crédit bancaire au secteur privé ont affaibli l’euro. Mais la Fed met désormais l’accent sur l’inflation et devrait maintenir une politique monétaire expansionniste ces prochains trimestres. Le stock d’actifs qu’elle détient ne cesse d’augmenter et la première hausse des taux n’interviendra pas avant 2015.

 

Bourses

– Les marchés émergents affichent des gains de près de 9,7 % depuis début 2014.
Vendez vos sicav d’actions russes et indiennes.
Achetez des sicav d’actions brésiliennes, mexicaines, chinoises et indonésiennes (via le tracker iShares MSCI Indonesia).

La Russie a encore regagné 7,1 % (apaisement des tensions en Ukraine).
L’Inde a continué de profiter de l’euphorie post-électorale et des espoirs de réformes.
Au Brésil, les perspectives à court terme restent mitigées mais, à plus long terme, les ressources naturelles et l’énorme marché intérieur sont des atouts.
Au Mexique, les actions ont profité de la baisse des taux; en euro, l’investisseur y a gagné plus de 2,6 % sur le mois et 14,6 % depuis notre conseil en mars.
En Chine, le Premier ministre a apaisé les craintes quant à un éventuel brusque atterrissage de l’économie.
L’Indonésie, forte d’une main-d’œuvre bon marché, pourrait, grâce à un cadre propice aux investissements étrangers, devenir le nouvel atelier de manufacture de la planète.

 

– Les secteurs sidérurgiques et des non-ferreux ont bien accueilli le discours du premier ministre chinois.
Achetez Rio Tinto, ArcelorMittal ou, si vous êtes prêt à prendre plus de risque, Nyrstar.

 

– Le secteur pétrolier a bien progressé.
Si l’offre de l’Irak n’est pas encore perturbée, l’avancée des djihadistes pousse le prix du baril à la hausse (+3,6% en juin).
Achetez BP, Chevron, Repsol.

 

– La Bourse américaine a gagné 2,4 % sur le mois.
Elle mérite toujours sa place dans nos portefeuilles, mais pour 15 % seulement (contre 25 % auparavant).
Achetez des actions et des sicav d’actions américaines.

 

– En Europe, les marchés ont marqué le pas.
L’effet d’annonce de mesures inédites de la BCE s’est vite essoufflé. Les avertissements sur résultats et le ralentissement de la croissance du secteur privé ont pesé. Le potentiel de croissance à long terme dépasse à peine 1 %.
Nous restons globalement négatifs sur la zone euro.

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