Analyse
Investir au Brésil ? il y a 3 ans - mercredi 11 juin 2014

C’est ce 12 juin que débute la Coupe du monde de football au Brésil. A l’heure des réjouissances, une majorité de Brésiliens pense cependant que l’organisation du tournoi est néfaste pour leur pays. Analyse et conseils.

Situation dégradée

L’économie brésilienne souffre depuis la crise mondiale de 2009. Pour améliorer la situation, le gouvernement a multiplié les mesures en faveur de la consommation. Mais cette politique a détérioré les finances publiques.

 

Plus grave encore, les aides à la consommation ont attisé les pressions inflationnistes, contraignant la Banque centrale à relever le taux directeur de 7,25 à 11 %. De quoi freiner les investissements… et la consommation !

 

Le PIB brésilien n’a progressé que de 2,3 % en 2013 et augmentera de moins de 2 % cette année. Soit nettement moins que les 6,1 % de 2007 ou les 7,5 % de 2010.

 

Une aubaine devenue malédiction

La Coupe du monde devait être un puissant catalyseur pour moderniser le pays et lui faire franchir un nouveau palier dans son développement. Las, les promesses n’ont pas été tenues et les autorités craignent aujourd’hui que les troubles sociaux ne ternissent l’image du pays et fassent fuir les investisseurs.

 

Car les Brésiliens ne manquent pas de dénoncer les errements des autorités publiques. Le formidable développement annoncé des infrastructures n’a ainsi pas eu lieu, de nombreux moyens ayant par contre été consacrés à la construction des stades.

 

Et alors que les élections présidentielles approchent, suivies de l’organisation des JO de Rio en 2016, le calendrier brésilien des 24 prochains mois est très chargé et peu propice aux grandes avancées économiques.

 

Nos conseils

Bien que mitigées à court terme, les perspectives du Brésil restent positives à plus longue échéance. N’oublions pas, en effet, que le pays regorge de ressources naturelles et dispose d’un vaste marché intérieur.

 

Voilà pourquoi nous accordons une petite place (5 %) aux actions brésiliennes dans notre portefeuille dynamique à dix ans. Alors que la Bourse a souffert des perspectives maussades ces dernières années et que le real a déjà lourdement chuté face à l’euro, elle est aujourd’hui correctement évaluée.
Au rayon des sicav, nous conseillons en premier lieu Amundi Funds Equity Brazil ou BNY Mellon Brazil Equity A EUR.

 

Au niveau obligataire, compte tenu du repli du real et de la forte hausse des taux, vous pouvez acheter la sicav HSBC GIF Brazil Bond A en euro ou en dollar. Limitez aussi le poids à 5 % de votre portefeuille.

 

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