Analyse
Le Portugal réveille les marchés il y a 3 ans - mardi 15 juillet 2014

Les déboires du portugais Espirito Santo, détenteur de BES (banque du même nom) ont rappelé que le risque lié à la dette souveraine n’a pas totalement disparu.

Le secteur bancaire reste trop spéculatif pour y investir.
Et au vu des perspectives moroses, nous restons largement absents des marchés de la zone euro. Pour équilibre votre portefeuille, consultez
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Quelques actions de la zone méritent cependant le détour.

 

Suite à la détection d’irrégularités comptables, le groupe Espirito Santo affiche de grosses pertes sur certains prêts, soulevant ainsi des craintes sur la solvabilité de la banque. Si Lisbonne insiste sur le fait que les déboires du groupe et de sa banque ne sont pas liés, que la banque est bien capitalisée et qu’il n’y a donc aucun risque pour les finances publiques, le fait est que, sortant à peine d’un programme de financement, le Portugal dispose d’une marge de manœuvre limitée pour secourir BES en cas de nécessité.

 

Sans surprise, les investisseurs se sont rués vers la sortie, menant à une suspension des transactions sur cette action en Bourse, alors que les taux d’intérêt sur la dette portugaise se sont orientés à la hausse.

 

Mais la contagion que beaucoup craignaient n’a pas eu lieu : la dette d’Etat d’autres pays fragilisés n’a connu qu’un léger sursaut.

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