Analyse
BCE : première vague de prêts aux banques il y a 2 ans - mardi 23 septembre 2014

La Banque centrale européenne injecte à son tour, pour soutenir l’économie.

Cette opération ne résoudra pas tous les problèmes et la croissance européenne devrait rester morose. Dans nos portefeuilles, nous restons globalement très peu présents dans la zone euro.

 

La BCE prête des montants pouvant aller jusqu’à 7 % du portefeuille de prêts au secteur privé non-financier (hors prêts hypothécaires). Des prêts concédés à un taux de 0,15 %, pour une période prolongée (4 ans), à condition de ne pas être utilisés pour acheter de la dette publique.

 

Mais alors que beaucoup attendaient des demandes de prêts jusqu’à 300 milliards d’euros, cette première opération s’est soldée par un petit 82,6 milliards. Pourquoi ? D’abord, les stress tests de la BCE incitent le secteur financier à la prudence, d’autant plus que huit opérations de ce type seront effectuées d’ici juin 2016 (la prochaine le 9/12). Ensuite, contrairement aux souhaits de certains (Irlande, Espagne), la BCE a refusé de prendre en garantie des actifs de qualité douteuse, ce qui aurait permis aux banques de se délester d’actifs risqués tout en se refaisant une santé.

 

Dès lors, si cette opération est positive dans le sens où elle permettra aux banques de se financer à bon compte, elle ne résoudra pas tous les problèmes, loin de là. Vu le chômage élevé et la remise en cause du modèle social européen, les ménages restent peu enthousiastes à l’idée d’emprunter davantage. La demande privée devrait donc rester faible.
Et comme un redémarrage par l’investissement est peu probable, la croissance européenne devrait rester morose.

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