Analyse
Etats-Unis, des taux bas pour une « période considérable » il y a 3 ans - jeudi 18 septembre 2014

Si la banque centrale américaine retire très progressivement ses mesures de soutien à l’économie, laquelle se porte de mieux en mieux, elle n’est pas prête pour autant à relever ses taux dans l’immédiat. Les investisseurs ont apprécié.

Le dynamisme de l’économie américaine nous incite à consacrer une partie de notre portefeuille aux sicav d’actions et sicav d’obligation américaines.
Compte tenu toutefois du niveau record atteint par la Bourse américaine et de l’appréciation du dollar face à l’euro, limitez à présent leur poids respectif à 10 et 5 % de votre portefeuille.
 

 

Réduction des rachats

Sans surprise, la banque centrale américaine, la Fed, vient de réduire une nouvelle fois les rachats de dette publique et d’actifs liés à l’immobilier. De tels rachats ont pour but de soutenir la reprise de l’économie américaine, mais cette dernière se portant de mieux en mieux, ils se justifient de moins en moins.

 

Les taux restent inchangés

La réduction des rachats, largement attendue, n’est pas la nouvelle sur laquelle les investisseurs ont concentré le plus leur attention. La Fed est en effet davantage attendue sur sa politique en matière de taux directeurs. Quand seront-ils relevés pour la première fois ?

La Fed s’est voulue rassurante à cet égard. Elle laissera ses taux directeurs en l’état pour «une période considérable» après la fin du programme de rachats d’actifs. Cette phrase a rassuré les investisseurs qui savent maintenant qu’ils continueront de bénéficier de liquidités abondantes et à très bon prix pour une période prolongée et ce malgré une croissance économique de 4,2 % (chiffre annualisé) au deuxième trimestre.

 

L’économie US se porte de mieux en mieux

Si les pratiques de la Fed ont été peu orthodoxes ces dernières années, il est certain que l’économie américaine présente aujourd’hui un dynamisme bien supérieur à celle de la zone euro avec, en prime, un taux de chômage à 6,1 % seulement, contre 11,5 % dans la zone euro.

 

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