Analyse
Faut-il investir dans des actions japonaises ? il y a 2 ans - vendredi 17 octobre 2014

L’économie japonaise a été durement touchée par la hausse de la TVA et les dernières statistiques ont été décevantes. De quoi remettre en cause notre conseil d’achat ?

Non. Quel que soit votre profil de risque, pour un horizon de 5 à 10 ans, vous pouvez consacrer 5 % de votre portefeuille aux actions japonaises à travers les sicav Aberdeen Global – Japanese Equity A2 JPY et Aberdeen Global – Japanese Equity X2 JPY.

 

Contrecoup

La hausse de la TVA de 5 à 8 % le 1er avril était une étape charnière de la politique du Premier ministre Shinzo Abe. Seulement, si l'augmentation de la fiscalité indirecte était la seule solution pour contenir les déficits et la dette publique, c’était aussi une solution dangereuse. La précédente hausse (en 1997) avait été suivie d'une récession. Et cette fois encore, le contrecoup a été rude : effondrement de la consommation, recul des investissements, contraction de l’activité économique. Mais l’économie n’a pas été entraînée dans une spirale récessive. Si la croissance du troisième trimestre aura certes été morose, différents indicateurs laissent entrevoir un rebond. L’indice de confiance des ménages redevenu positif et les investissements des entreprises amorcent une reprise. La croissance de l’économie japonaise pour l’ensemble 2014 devrait être de ± 1 %.

 

Poursuite

Les autorités peuvent poursuivre leur feuille de route. Une inflation à 2 % reste l’objectif prioritaire, lequel devrait être atteint début 2016. Car les employeurs commencent à revaloriser les salaires. Avec le retour de l’inflation, les commerçants n’ont plus peur d’être fustigés par les clients lorsqu’ils augmentent leurs prix. Enfin, la Banque du Japon peut toujours affaiblir le yen pour augmenter le prix des importations.
Il est temps aussi de concrétiser les projets de réforme et terrasser définitivement la stagnation des deux dernières décennies.

 

Les Japonaises, avenir du pays ?

Une des principales menaces pour l’économie japonaise est le déclin démographique. Selon les prévisions de l’ONU, la population japonaise diminuera de 0,4 % par an ces deux prochaines décennies. Cela se traduira par une baisse annuelle du nombre de travailleurs d’au moins 0,5 %. Inévitablement, ce recul limitera la croissance. Cependant, le Japon possède un important vivier de main-d’œuvre peu utilisé : les femmes. Le taux de participation féminine au marché du travail est très faible (à ce niveau, le Japon se classe 29e sur les 34 pays de l’OCDE). La proportion de jeunes Japonaises qui travaillent est certes similaire au niveau observé dans les autres pays, mais beaucoup de jeunes mamans quittent leur emploi pour élever leur enfant. Pour les inciter à rester dans la vie active, des crèches vont être ouvertes et l’impôt sur le revenu sera modifié.

 

Potentiel à exploiter

En panne depuis deux décennies, l’économie japonaise n’a pas dit son dernier mot et les réformes amélioreront le potentiel. Aussi, malgré un bond de 85 % ces 24 derniers mois, les actions japonaises restent intéressantes. Le réveil de l’économie profitera aux sociétés surtout actives au Japon et les grands exportateurs continueront à engranger des bénéfices grâce à la dépréciation du yen.

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