Analyse
Faut-il se détourner de la Chine ? il y a 3 ans - jeudi 9 octobre 2014

Ralentissement économique, inquiétudes financières et tensions politiques, les contretemps se multiplient en Chine.

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Contestations à Hong-Kong

Face à la volonté de Pékin de trier les candidats aux élections, les habitants de Hong-Kong se sont mobilisés. Cette contestation ne modifiera pas le système politique chinois, mais témoigne des difficultés du pouvoir à maintenir son autorité. D’autant que la Chine n’affiche plus les performances économiques exceptionnelles des dernières décennies (croissance de 7,4 % au premier trimestre, un chiffre qui n’avait plus été observé depuis 2009). Quant à une croissance à deux chiffres, comme dans les années 90 et 2000, c’est devenu inimaginable. Pékin a donc ressorti les vieilles recettes de stimulation et la croissance est remontée à 7,5 % au deuxième trimestre. Ce plan de relance n’aura toutefois pas d’impact durable.

 

Croissance décevante

Fini le temps de l’industrialisation à marche forcée, de l’explosion des exportations et des croissances hors normes ! La Chine doit désormais miser sur la consommation domestique et le secteur tertiaire (avec allégement fiscal pour le secteur des services), pour générer des emplois et d’éviter les tensions sociales. Revers de la médaille : la productivité des services est plus faible et le développement du secteur tertiaire débouche sur une croissance moins importante. D’autant que les réformes devant accompagner cette mutation tardent à se concrétiser. Et qu’il faut composer avec les excès du passé (immobilier, endettement des ménages et des entreprises). Pourtant, les autorités parviennent à assainir le secteur bancaire, stabiliser le marché immobilier, et créer des emplois (cette année 10 millions d’emplois auront été créés). Des restrictions dans les crédits hypothécaires ont stoppé l’envolée immobilière. Et la politique monétaire vise à mieux allouer les ressources et à mettre fin aux endettements excessifs. Enfin, le pouvoir central veut mieux encadrer les finances des collectivités locales. Et si les réformes tardent, c’est parce que la campagne anti-corruption focalise toute l’attention des autorités.

 

Incontournable

Certes, le ralentissement de la croissance, plus net que prévu, a déçu et surpris les investisseurs. Le risque de bulle immobilière, les inquiétudes concernant le secteur financier, l’absence de réformes et les tensions politiques ont même fait fuir certains. Pourtant, les autorités gardent toutes les cartes pour réussir la prochaine étape du développement économique qui permettra à la Chine de devenir la première puissance mondiale.

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