Analyse
Zone euro : faible inflation, chômage, BCE décevante il y a 3 ans - mardi 7 octobre 2014

Le moral des ménages et des entreprises n’est pas au beau fixe.

Inflation

Suite au repli des prix de l’énergie (-2,4 % sur un an), l’inflation dans la zone euro a reculé en septembre à 0,3 %, contre 0,4 % en août. Mais même hors énergie, les pressions inflationnistes sont faibles, avec une inflation hors énergie à 0,6 % en septembre, contre 0,7 % en août. Dans plusieurs pays européens (Espagne, Italie, Belgique) les prix à la consommation sont en recul sur base annuelle.

 

Chômage

Sur le marché du travail, il n’y a toujours pas de franche amélioration. Le taux de chômage est resté stable en août, à 11,5 % de la population active. Si le nombre de chômeurs a diminué de 834 000 unités sur un an, 18,326 millions de personnes recherchent toujours un emploi. Parmi les pays partageant l’euro, l’Autriche (4,7 %) et l’Allemagne (4,9 %) ont les taux de chômage les plus faibles. A l’opposé, la Grèce (27 %) et l’Espagne (24,4 %) ont les taux les plus élevés.

 

Dans ce contexte, le sentiment économique publié par la Commission européenne en septembre est retombé à son plus bas niveau depuis novembre 2013.

 

Néanmoins, après avoir reculé en juillet (-0,4 %), le volume des ventes de détail a rebondi de 1,2 % entre juillet et août. Sur base annuelle, la croissance des ventes de détail est de 1,9 %.

 

BCE

La Banque centrale européenne a déçu les investisseurs lors de son comité monétaire. Le statu quo a été décidé au niveau des taux, après la baisse surprise de septembre. Mais le président n’a pas précisé le montant du programme d’actifs annoncé le mois dernier. Il débutera mi-octobre et durera au moins deux ans, mais aucun objectif n’a été chiffré. Mario Draghi a en outre tempéré les attentes en expliquant devoir prendre le temps d’évaluer l’impact de la baisse des taux directeurs, du taux de dépôt négatif, des nouveaux prêts avantageux de long terme aux banques et du programme d’achats d’actifs avant d’envisager d’en faire plus. Et de toute façon, les Etats doivent avant tout mener d’indispensables réformes pour améliorer le contexte économique.

 

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