Analyse
Des taux appelés à rester bas il y a 2 ans - mardi 4 novembre 2014

Fondamentalement, l’économie mondiale peine à sortir de l’ornière et la visibilité sur les perspectives n’est pas la meilleure, les craintes sur la zone euro, les pays émergents, la situation géopolitique et les taux d’intérêt américains restant de mise.

Taux

Conformément aux attentes, la banque centrale américaine vient de mettre un terme à ses rachats de bons du Trésor et de titres adossés à des créances immobilières (4 500 milliards USD en six ans !), une politique destinée à maintenir les taux sous pression pour favoriser la relance. Face à la conjoncture économique difficile, aggravée par des risques géopolitiques importants, la Réserve fédérale est cependant restée muette quant à une éventuelle première hausse de ses taux directeurs.

 

Alors que simultanément, l’inflation reste très limitée et que les politiques monétaires d’autres grandes banques centrales (zone euro, Japon) sont appelées, elles, à être assouplies, l’environnement de taux bas est appelé à perdurer encore un bon moment.

 

Les marchés obligataires en sont bien conscients. A 10 ans, l’Allemagne se finance à moins de 0,9 %, la France à 1,2 %, l’Espagne à 2,1 %, et les Etats-Unis et l’Italie à 2,4 %, signe que les investisseurs continuent à chercher la sécurité et que malgré la fin annoncée de nouveaux rachats d’actifs par la Fed, la liquidité reste surabondante.

 

Marchés de change

Sur les marchés de change, la priorité des autorités des pays industrialisés est d’avoir une devise faible, afin d’assurer leur compétitivité dans des marchés mondiaux très concurrentiels, mais aussi de combattre le danger déflationniste.

 

A ce petit jeu, l’euro (-9 % sur six mois face au dollar américain) ne s’en sort pas trop mal. Face à la plupart des grandes devises, la devise européenne est aujourd’hui bien moins surévaluée que par le passé.

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