Analyse
Marchés en novembre : au gré du discours de la BCE il y a 2 ans - mardi 2 décembre 2014

En novembre, les marchés financiers de la zone euro ont fortement réagi au discours de la Banque centrale européenne.

Taux au plus bas

Confrontée à une activité économique à l’arrêt et à l’absence de pressions inflationnistes, la BCE prépare de nouvelles mesures pour relancer la dynamique économique européenne et éviter la déflation. Après avoir réduit son taux directeur à 0,05 % et fait passer le taux de dépôt en territoire négatif, à -0,20 %, avoir multiplié les programmes de financement des banques et lancé un programme d’achats d’actifs financiers, elle se prépare à briser le dernier tabou : l’achat de dettes publiques. C’est du moins ce que pensent les investisseurs qui ont anticipé une intervention en ce sens début 2015.

 

Sur le marché obligataire

Cela s’est traduit par une chute des taux des dettes publiques européennes à de nouveaux minima. Pour la première fois de leur histoire, la Belgique et la France ont rejoint l’Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande et l'Autriche dans le club des pays européens qui se financent à dix ans à moins de 1 %. Les taux espagnols et italiens sont quant à eux tombés à 2 %.

 

Sur le marché des changes

L’euro s’est encore un peu déprécié face au dollar, oscillant entre 1,24 et 1,25 USD. Par rapport au pic du 8 mai dernier (1,3953 USD), il a perdu 11 % face au billet vert. Globalement en retrait par rapport aux principales devises du globe, il s’est toutefois apprécié face à deux devises :
– le yen a chuté de 5 % en novembre suite au nouvel assouplissement monétaire annoncé par la Banque du Japon; aujourd’hui pratiquement à 150 yen pour un euro (contre moins de 100 à l’été 2012), la devise nippone ne devrait plus se déprécier face à l’euro;
– le rouble, en recul de 12,7 %, est l’autre victime; l’enlisement de la crise russo-ukrainienne et l’effondrement des prix pétroliers, qui menacent la stabilité financière de la Russie, provoquent une fuite massive des capitaux; en trois mois, le rouble a perdu plus de 20 % face à l’euro.

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