Analyse
Russie : forte hausse des taux directeurs il y a 2 ans - mercredi 17 décembre 2014

La Banque centrale de Russie a choisi la manière forte pour venir en aide au rouble.

Nous n’excluons pas de retourner aux placements russes à l’avenir, mais pour l’instant, dans l’attente d’une accalmie et d’une meilleure visibilité, restez à l’écart.
Pour alimenter vos portefeuilles, consultez
notre stratégie

 

Face aux sanctions de l’Occident et à l’affaiblissement du prix du pétrole, la devise russe connait des jours difficiles (-21 % face à l’euro sur un mois, -40 % sur un an).
Pour la rendre plus intéressante aux yeux des investisseurs et tacher d’enrayer la fuite des capitaux, les autorités ont donc décidé d’augmenter leurs taux directeurs de 10,5 % à 17 % !

 

Or, alors que l’inflation est déjà souvent élevée en Russie (manque d’investissement, infrastructures dépassées, faible concurrence et corruption, poussent les prix à la hausse) et qu’elle a oscillé entre 6 et 8 % depuis 2010, la dégringolade de la devise et le renchérissement des produits importés qu’elle occasionne, risque de la faire passer à la vitesse supérieure. A 9,1 % en novembre, elle s’approche de la barre psychologique des 10 %. Une mauvaise nouvelle pour des ménages russes (habitués depuis plus d’une décennie à voir croître leur pouvoir d’achat) mais aussi pour l’économie du pays.

 

A force de chuter, le rouble devient certes peu à peu bon marché face aux grandes devises, dont l’euro. Mais pour l’investisseur, il est toujours dangereux d’essayer d’attraper un couteau qui tombe. D’autant que la chute de la devise s’accompagne d’une hausse de la volatilité des actifs russes (le couple risque/rendement est loin d’être idéal).

 

Partagez cet article