Analyse
Fed : la hausse des taux se précise ? il y a 2 ans - mardi 3 mars 2015

Aux USA, février a été marqué par une amélioration du marché du travail et de l’activité économique.

Si les taux obligataires américains restent réduits dans l’absolu, ils nous semblent autrement plus intéressants que ceux de la zone euro.
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En revanche, l’obligataire de la zone euro et la plupart des marchés d’actions européens ne nous semblent pas bon marché. Restez à l’écart.

 

Alors que l’économie mondiale n’est pas en forme et que même aux USA, des indicateurs décevants en janvier semblaient repousser une première hausse des taux vers fin 2015, février a été marqué par une amélioration du marché du travail et de l’activité économique. Dès lors, la Fed a fait savoir que la première hausse des taux pourrait bien avoir lieu cet été. Une volonté exceptionnelle à deux égards.
D’abord, parce que depuis début 2015, plus d’une douzaine de banques centrales en sont encore à réduire leurs taux ou à instaurer d’autres mesures pour stimuler leur économie. Ensuite, alors que les précédents essais de normalisation monétaire s’étaient soldés par des reculs des marchés émergents, il n’en a rien été cette fois. Certes, les taux obligataires américains se sont orientés à la hausse. Pour les échéances à 10 ans, ils clôturent le mois à 2 %, contre ±1,6 % fin janvier. Mais nous sommes loin de 2013, quand ils étaient passés de 1,7 % à 3 %. Aux niveaux actuels, la dette souveraine américaine est plus intéressante que celle de la zone euro, bien trop chère. L’Allemagne a accepté des taux négatifs pour placer sa dette à cinq ans. Le Portugal, dont les obligations restent spéculatives, se finance à 10 ans à 1,9 %, soit un taux inférieur à celui des USA ! Si les taux américains n’ont pas flambé et si les marchés émergents n’ont pas été chahutés suite aux annonces de la Fed, c’est parce que la normalisation a été signalisée. Si une première hausse des taux américains est inévitable, aucune hausse rapide des taux n’est à craindre par ailleurs.

 

Bien entendu, une telle différence entre la Fed et la Banque centrale européenne (qui va acheter 60 milliards d’actifs financiers par mois dès ce mois de mars), pèse sur l’euro, qui est correctement évalué, voire bon marché. Une bonne nouvelle pour la compétitivité de l’économie européenne, qui profite en outre d’un prix du baril moins cher que par le passé.

 

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