Analyse
Investir en couronne(s) ? il y a 2 ans - jeudi 19 mars 2015

Les devises nordiques subissent un coup de mou par rapport à l’euro. Une opportunité ?

Couronne suédoise

Vous pouvez y investir 5 % de votre portefeuille (même 10 % si votre profil est plutôt défensif) via le fonds KBC Renta Sekarenta, qui a offert ces 12 derniers mois un rendement de 4,6 %.
Depuis son dernier sommet en août 2012, la couronne suédoise a perdu 13 % par rapport à l’euro. Assez étrangement, on aurait pu penser que le haut degré de sécurité offert par les obligations suédoises attirerait les investisseurs. Car la Suède a de saines finances publiques, une dette limitée à 39 % du PIB (contre 75 % en Allemagne et un peu plus de 100 % en Belgique) et toujours un rating AAA. Mais cela ne suffit pas pour soutenir la devise. Il est vrai que la banque centrale suédoise, pour éviter que la déflation s’installe, a réduit ses taux directeurs jusqu’à -0,10 % et que de nouvelles baisses pourraient encore survenir.
La couronne n’en reste pas moins sous-évaluée. Tôt ou tard, elle finira par s’apprécier. Attention, vous ne trouverez pas d’obligation généreuse (le taux à dix ans est inférieur à 0,70 %). C’est donc essentiellement pour miser sur le redressement de la devise que nous vous recommandons les obligations suédoises.

 

Couronne norvégienne

Attendez qu’elle baisse encore avant d’y investir, question de pouvoir profiter ensuite d’un rebond plus impressionnant. Conservez toutefois KBC Renta Nokrenta si vous y avez déjà investi.
La couronne norvégienne est liée au pétrole (dont la Norvège est un gros producteur). Elle a dès lors été bousculée ces derniers mois. Si on remonte au dernier sommet d’août 2012, elle a cédé plus de 15 % par rapport à l’euro.
Certes les obligations norvégiennes ont des atouts. Leur taux à 10 ans avoisine 1,40 % (contre 0,60 % en Belgique). Et la Norvège, forte de sa manne pétrolière, ne renferme quasi aucun défaut de remboursement. La baisse de la devise devrait donc être une opportunité. Mais elle n’est pas suffisante. Car la couronne pourrait souffrir de l’inflation, plus élevée que chez nous, et d’une nouvelle baisse des taux directeurs.

 

Couronne danoise

La couronne danoise est une diversification intéressante, via le fonds KBC Renta Decarenta qui a dégagé un rendement de 13,7 % sur un an, profitant à la fois de la baisse des taux obligataires et de la hausse des cours qui en a résulté.
La couronne danoise est sous les feux de la rampe à cause de la Suisse ! Comme c’était le cas pour la devise helvétique jusqu’en janvier, la couronne danoise est liée à l’euro. Sa valeur ne peut pas fluctuer de plus de 2,25 % (à la hausse ou à la baisse) par rapport à l’euro. Mais le franc suisse s’étant envolé mi-janvier, les investisseurs ont pensé que ce pourrait être bientôt au tour de la couronne. Le Danemark a toutefois communiqué le 19 février qu’il était déterminé à défendre le lien entre couronne et euro. Une annonce qui a entraîné une chute de la devise, certes limitée à 0,25 %, mais qui a fait du bruit.
La couronne danoise est une diversification intéressante. Ses taux sont un peu moins élevés que ceux de la zone euro, mais la bonne surprise pourrait venir de la devise. On ne peut plus exclure la fin du lien avec l’euro, à tout le moins un élargissement du couloir de fluctuation. La devise est d’autant plus intéressante que les obligations danoises sont sûres. La dette publique ne dépasse pas 50 % du PIB et le pays bénéficie d’un rating AAA.

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