Analyse
La Chine accro au crédit il y a 2 ans - mercredi 4 mars 2015

Le pays risque-t-il un contrecoup ?

Les politiques mises en place en Chine pour soutenir la croissance ont provoqué une explosion du crédit. Mais Pékin a les moyens d’éviter un contrecoup comme aux USA ou en Europe. En 2015 et 2016, la croissance économique chinoise devrait être juste en dessous de 7 %. Au-delà nous tablons sur ±5 %. Mais même à ce niveau, le pari chinois est intéressant. Pour investir en actions chinoises, misez sur le fonds Fidelity China Focus A EUR qui investit à la fois à Shanghai et à Hong-Kong et profite ainsi au mieux des opportunités.

 

Flambée du crédit

En 2008-2009, face à la récession qui touchait la plupart de ses marchés d’exportations, la Chine devait trouver un moteur pour soutenir sa croissance. La consommation intérieure était la voie préférée, mais le taux d’épargne restait élevé. La consommation s’est donc avérée insuffisante pour compenser le manque à gagner du commerce extérieur.

 

Le chaud et le froid

Dans ces conditions, la Chine a donc tout misé sur les investissements grâce au. Depuis, Pékin a essayé plusieurs fois de restreindre le crédit, mais chaque tentative s’est soldée par une activité molle remettant en cause les objectifs de croissance. Le taux d’endettement de la Chine a ainsi augmenté, au point d’égaler celui des USA. Or, à l’heure où Pékin essaie d’encore stimuler son économie, c’est une fois de plus une baisse des taux directeurs et/ou une réduction des taux des réserves bancaires qui sont évoqués, deux mesures qui provoqueraient une nouvelle hausse du crédit.

 

Atouts anti-crise

Si l’endettement est très important, plusieurs facteurs réduisent le risque de crise. Le taux d’épargne est parmi les plus élevés des grandes économies. Plus de 90 % de la dette sont financés en Chine, préservant celle-ci des sautes d’humeur des investisseurs étrangers. Les réserves de change sont énormes et pourraient renforcer le système bancaire. La Chine est un pays exportateur et sa balance courante positive, de sorte qu’elle n’a pas de mal à obtenir des devises étrangères. Les autorités ont une large marge de manœuvre, tant au niveau du budget (dette publique : ±20 % du PIB) que de la politique monétaire (taux directeurs : 5,6 %). Enfin, le PIB augmente toujours à un bon rythme.

 

Bourse intéressante

En un an, la Bourse de Shanghai a gagné 67 % en devise locale (plus encore en euro). Principale explication : son ouverture aux investisseurs présents à Hong-Kong (et vice versa), qui a provoqué une flambée des cours à Shanghai. Les Chinois empruntent pour investir. Signe de la spéculation ambiante, les actions négociées sur les deux Bourses se vendent jusqu’à un tiers plus cher à Shanghai qu’à Hong Kong. Passer par Hong-Kong pour investir en Chine reste donc intéressant.

 

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