Analyse
L’appréciation du dollar est terminée ! il y a 2 ans - lundi 8 juin 2015

Après avoir atteint le 13 avril son niveau le plus haut par rapport à l’euro depuis janvier 2003, le dollar semble marquer le pas.

Une rupture en faveur de l’euro s’est opérée. Le différentiel de taux s’est réduit et les perspectives de change ne sont plus favorables au dollar.
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Chute de l’euro

L’euro a atteint un minimum historique face au dollar le 26 octobre 2000, à 0,8252 USD, et un sommet le 15 juillet 2008, à 1,5990 USD. Au cours de sa courte existence, notre devise a donc fortement fluctué face à la référence américaine. Deux périodes distinctes peuvent être identifiées. La première : une longue phase d’appréciation qui a conduit l’euro à son sommet et a pris fin avec la crise financière et la récession. La deuxième : une longue période de difficultés dans la zone, qui a érodé la valeur de l’euro. Le repli de l’euro ces dernières années a été chaotique, avec de brusques chutes de plus de 20 % entrecoupées de rapides rebonds. Le dernier ajustement a eu lieu ces douze derniers mois avec une chute de 24 % face au dollar entre le 8 mai 2014 et le 13 avril 2015.

 

Rupture de tendance

Le Vieux Continent tournant le dos à la crise, une période plus favorable commence pour l’euro. Si la Grèce joue encore les trouble-fêtes, la crise de la dette n’est plus une menace existentielle. L’assainissement budgétaire et le renforcement de l’arsenal financier ont rassuré les investisseurs et permis le retour sur le marché obligataire des pays au bord du gouffre voici quelques années. Certes, une faillite de la Grèce aurait des effets néfastes pour l’ensemble de la zone, mais elle ne provoquerait plus des pertes insurmontables pour le secteur bancaire et les finances publiques. Le retour de la croissance est un autre élément en faveur de l’euro. Engluée dans la récession, la zone euro présentait peu d’atouts pour les investisseurs. Avec le retour du dynamisme économique, c’est l’inverse qui se produit.
Enfin, le spectre de la déflation s’est éloigné et la hausse attendue des taux joue en faveur de l’euro.

 

Question de taux

Le programme d’achat d’actifs de la BCE a fait tomber les taux européens à des minima. La différence entre les rendements obligataires de la zone euro et des USA s’est accentuée jusqu’en avril. Mais avec la hausse des taux sur le Vieux Continent en mai, l’écart entre les taux s’est réduit et devrait encore le faire au cours des prochains trimestres. Car la première hausse des taux par la Réserve fédérale, attendue au second semestre, est déjà intégrée dans les cours et rien n’indique que la banque centrale américaine procédera à d’autres hausses au cours des douze prochains mois. Les taux ne devraient augmenter que graduellement aux USA mais connaître une hausse plus prononcée dans la zone euro (avec le retour de l’inflation, la poursuite de la reprise et la fin des interventions monétaires en septembre 2016).

 

Les facteurs qui ont fait chuter l’euro s’estompent peu à peu. Nous n’attendons plus de baisse de l’euro face au dollar. Le billet vert est surévalué. A moyen terme, il devrait se déprécier face à l’euro.

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