Analyse
Grèce : le plus dur reste à faire il y a 2 ans - mercredi 22 juillet 2015

L’accord n’est qu’un premier pas.

La crise grecque est donc loin d’être finie, mais les derniers développements ont rassuré les marchés. Les taux d’intérêt sur la dette publique des autres pays fragilisés d’Europe du sud se sont orientés à la baisse. Nous ne changeons rien à notre stratégie. 

 

Le 15 juillet, le parlement grec a approuvé l’accord destiné à débuter des négociations pour un troisième programme d’aide financière au pays. Cependant, il ne s’agit là que d’un premier pas. D’abord, l’accord signé ne prévoit que le début des négociations. Ensuite, même si les parlements de pays très critiques envers la Grèce tels que la Finlande et l’Allemagne ont donné leur accord pour ce troisième plan, l’implémentation par Athènes des conditions nécessaires s’annonce difficile. Malgré une approbation à une très large majorité, le fait que le gouvernement soit ouvertement contre ces mesures n’incite pas à l’optimisme. Enfin, si le FMI évoque la nécessité de réduire le fardeau de la dette, les partenaires européens écartent l’idée d’un pardon pur et simple d’une partie de la dette et préfèrent un reprofilage de la dette (des échéances prolongées assorties d’une période de grâce plus longue).

 

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