Analyse
La nervosité a encore augmenté en septembre il y a 2 ans - mardi 6 octobre 2015

La correction boursière se poursuit. Déjà alimentée par les incertitudes chinoises, la nervosité s’est aussi nourrie de l’immobilisme de la Fed.

En moyenne, à l’échelle mondiale, l’investisseur en euro a perdu 3,3 % en septembre.
Depuis les sommets de la mi-avril, le repli moyen est de 16 % en euro.

 

Le mois de septembre n’a guère souri aux investisseurs.
D’abord à cause de la Fed : après avoir justifié sa décision de ne pas augmenter ses taux en septembre, elle n’a mis qu’une semaine pour reprendre l’idée d’une hausse des taux dans le courant de 2015. Un faux-pas dans la communication, qui perturbe la visibilité des marchés.
Ensuite à cause des pays émergents. Suite au repli des prix des matières premières et à une conjoncture défavorable, ils pourraient subir en 2015 la première sortie nette de capitaux depuis les années 1980. Leurs devises sont sous pression.
Le Brésil a vu tous ses indicateurs se détériorer et s’enfonce dans la récession; ses autorités ne sont pas en mesure d’endiguer le recul de la consommation, coincées par l’inflation (proche des 10 %) et l’austérité (la dette publique s’envole).
Si vous avez un profil dynamique et un horizon de placement suffisamment long, vous pouvez néanmoins consacrer 5 % de votre portefeuille à la sicav d’actions brésiliennes BNY Mellon Brazil Equity A EUR.

 

Les marchés industrialisés n’ont pas été épargnés. Le secteur minier souffre du repli des prix des matières. Le secteur auto, déjà affaibli par le ralentissement en Chine, a souffert du scandale VW, lequel risque de toucher l’ensemble de la Bourse et de l’économie allemande.
Evitez la Bourse de Francfort. Dans le secteur auto, susceptible de faire l’objet de réduction des prévisions bénéficiaires, vendez FCA, Valeo et D’Ieteren. Conservez BMW, Daimler, Peugeot, Renault et Michelin. Vous pouvez par contre acheter Melexis.

 

Des opportunités malgré tout

En Europe, l’industrie doute et le retour de la déflation, à l’heure où la demande émergente ralentit, ne rassure pas. L’absence d’une forte demande mondiale peut peser sur l’économie. Mais la conjoncture reste très favorable (pétrole bon marché, crédit disponible et bon marché)
C’est l’occasion de revenir sur certains marchés, comme p.ex. l’Australie.
Mais nous parions surtout sur des économies qui n’ont plus rien à prouver (USA, Royaume-Uni, Suède, Japon). Et parmi les marchés émergents, qui gardent malgré tout assez d’atouts, Chine, Indonésie et Afrique du Sud, sont dans tous
nos portefeuilles; le Brésil et le Mexique sont dans les portefeuilles les plus risqués.

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