Analyse
Royaume-Uni : la croissance ralentit il y a un an - jeudi 29 octobre 2015

La croissance britannique reste la plus dynamique des grandes économies européennes, mais ce dynamisme relatif n’est pas synonyme d’économie en pleine forme.

Nous investissons cependant toujours une partie de nos portefeuilles sur le marché britannique. Car la croissance restera au rendez-vous, grâce à une dynamique dont peu d’autres pays européens bénéficient. Et parce que la Bourse de Londres, très bien diversifiée et assez peu volatile, offre toujours des espoirs supérieurs à ceux du continent.

 

Au troisième trimestre, la croissance britannique a été de 2,3 % par rapport à un an plus tôt et de 0,5 % par rapport au trimestre précédent. Elle est de 6,4 % supérieure à ce qu’elle était au 1er trimestre 2008, juste avant la crise.

 

Certes, le consommateur britannique s’est remis à dépenser (son revenu augmente enfin de manière notoire en termes réels), le secteur des services (78,6 % de l’économie) en a nettement profité, et les indicateurs d’activité, bien que montrant un début de faiblesse, prêtent toujours main forte à la croissance.

 

Mais l’industrie et la construction sont en contraction, l’investissement est faible et la livre sterling, plutôt chère, pèse sur la compétitivité britannique et le commerce extérieur. Les déficits restent importants, tant au niveau de la balance courante que du budget.
Des déséquilibres dont la correction ne sera pas favorisée par le ralentissement des marchés émergents et de la demande des consommateurs.

 

La Banque d’Angleterre en est cependant consciente et ne prévoit plus de hausse de taux.

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