Analyse
En novembre, les Bourses mondiales ont gagné 3,7 % il y a un an - mardi 1 décembre 2015

Le rendement de l’investisseur en euro a été dopé par la dévaluation de l’euro (de 9 à 12 %) face à bon nombre de grandes devises (USD, JPY, GBP).

Depuis début 2015, le rendement pour l’investisseur en euro est de 13,9 %.
Nous ne changeons rien à
notre stratégie.
Investissez notamment toujours 10 % de vos avoirs en actions américaines via le tracker
iShares Core S&P500 ETF.

 

Banques centrales

En novembre, les marchés ont encore été orientés par les discours des banques centrales pour les mois à venir.
Aux USA, une hausse des taux directeurs en décembre est une quasi-certitude.
En Europe, la BCE songe à la meilleure manière d’assouplir encore sa politique monétaire. Pour les marchés, c’est un scénario idéal : satisfaits de la confiance de la Fed, les investisseurs savent par ailleurs qu’ils pourront compter longtemps encore sur un crédit abondant et bon marché dans la zone euro.

 

Euro sous pression

Les investisseurs empruntent des euros à des taux très réduits, pour les vendre aussitôt, et investir où les rendements sont plus élevés. Cela exerce une pression baissière sur notre devise, qui s’est négociée à moins de 1,06 USD. Et cela devrait durer. Car, alors qu’aux USA les taux sont restés stables, en Europe, ils sont en forte baisse. Le différentiel augmente au profit du dollar, alors que chez nous, même des pays touchés par la crise de la dette (Espagne, Italie, Portugal…) se financent à des taux négatifs. Ailleurs dans la zone euro, l’orientation est à la baisse : le taux allemand à 10 ans a terminé novembre à moins de 0,5 % et le taux belge et français à moins de 0,8 %. Des niveaux insuffisants pour un placement. D’abord parce qu’ils ne prennent pas en compte le retour de l’inflation (nous tablons sur une 1 % en 2016 contre 0,1 % en 2015). Ensuite parce que les finances publiques européennes ne sont pas bonnes.

 

Bourses dopées

– Les Bourses ont profité des annonces des banques centrales, mais aussi de la vague de fusions et acquisitions qui se poursuit (accord entre AB InBev et SABMiller, entre Pfizer et Allergan, marques d’intérêt pour Syngenta…). Le record des fusions et acquisitions (datant de 2007) pourrait être dépassé.
– Les attentats de Paris n’ont pas pesé globalement sur les marchés; ils ont néanmoins affecté le transport aérien et le luxe, mais ont profité au secteur de la défense.
– Les résultats trimestriels ont souvent déçu en en Europe; aux USA, dans 75 % des cas ils sont au-delà des attentes, mais souvent avec des attentes revues à la baisse. Les sociétés américaines souffrent de la faiblesse du prix du baril qui plombe le secteur énergétique, ainsi que de la hausse du dollar et des salaires. Les bénéfices devraient encore reculer au 4e trimestre, puis renouer avec la croissance au 1er trimestre 2016 (marché intérieur dynamique, qui absorbe 70 % des ventes des 500 plus grosses entreprises américaines).
– En Chine, en dépit de bonnes nouvelles du côté du marché résidentiel, les craintes sur la vigueur de l’économie persistent. Cela a encore pesé sur le secteur des matières premières, plombé de plus par la hausse du dollar.
– Le secteur de la sidérurgie et des mines clôture novembre dans le rouge et perd 17,4 % sur les 11 premiers mois de 2015. Les trimestres à venir resteront difficiles mais les cours dépréciés offrent des occasions. Achetez ArcelorMittal.

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