Analyse
La Fed a relevé son taux. Quelles conséquences pour vos placements ? il y a un an - lundi 21 décembre 2015

L’économie américaine ne souffrira pas de la légère hausse du taux directeur. Mieux : cette hausse pourrait même renforcer le moral des agents économiques.

Ajustement graduel

La hausse de 0,25 % du taux directeur signifie que l’économie américaine a tourné la page de la crise et est engagée dans une phase d’expansion. Le PIB affiche un niveau supérieur de 10 % au sommet d’avant-crise. Et si la croissance est modeste, elle est conforme au potentiel à long terme. En outre, avec un taux de chômage de 5 %, les USA sont en situation de plein-emploi. Quant à l’inflation, si elle n’a été que de 0,5 % en novembre, c’est uniquement à cause de l’effondrement des cours pétroliers. Hors énergie, elle est de 1,9 % !
La Fed annonce une hausse de taux de 1 % en 2016 et 2017, soit un ajustement de 0,25 % par trimestre. Tout dépendra cependant des développements conjoncturels. L’ajustement sera de toute façon graduel.

 

Conséquences pour vos placements

– Les marchés émergents vont continuer à souffrir de la fuite des capitaux, mais ce n’est pas une raison de les délaisser.
Vu le potentiel de ces économies et la valorisation boursière attractive, les actions chinoises, indonésiennes et sud-africaines restent intéressantes.
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notre stratégie. 

 

– L’attractivité du dollar va augmenter au fur et à mesure que la Fed relèvera son taux. Cette évolution ayant toutefois été largement anticipée, il ne faut plus s’attendre à une forte appréciation du billet vert. De son côté, l’économie américaine ne souffrira pas.
Les actions américaines sont toujours intéressantes.
Vous pouvez y consacrer 10 % de votre portefeuille via le tracker
iShares Core S&P 500 ETF.

 

– Pour ce qui est des actions individuelles, nous privilégions les entreprises ayant déjà montré leur capacité à croître sans risque excessif et suffisamment solides pour résister à d’éventuels à-coups.
Voici nos favorites :
Exxon souffre de la chute du baril, mais sa grande solidité (peu de dettes et réserves de liquidités) devrait lui permettre de bien négocier la situation sans compromettre le dividende. Le groupe a gelé des investissements à titre d’économies.
General Electric poursuit son recentrage sur les activités industrielles tout en se désengageant des actifs financiers. Il en recueille les fruits : il génère des liquidités importantes destinées à des acquisitions, à une hausse du dividende ou à des rachats d’actions. Il s’est fixé des objectifs ambitieux pour 2018.
Intel diversifie sa production vers les semi-conducteurs pour smartphones et tablettes et vers les processeurs pour serveurs, plus rentables. Son avance technologique lui permet de tenir ses concurrents à distance.
AT&T est capable de résister à la concurrence en développant une offre fidélisant la clientèle. Son potentiel de croissance est limité, mais le rendement sur dividende (5,5 % brut) est attractif.
Corning est exagérément pénalisé. Le groupe est très rentable et compte sur son leadership technologique dans les écrans TV, smartphones… pour accroître ses parts de marché.

 

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