Analyse
Mauvais début d’année pour les Bourses il y a un an - lundi 1 février 2016

Après les chutes des Bourses de janvier, la perte mensuelle moyenne pour l’investisseur en euro est de 5,5 %.

En janvier, les Bourses mondiales ont chuté, avant d’un peu se redresser en fin de mois. En cause : les craintes quant à l’ampleur du ralentissement en Chine et la baisse continue des prix des matières premières. Le marché des changes a aussi été chahuté.
Mais nous restons confiants envers les actions. La situation économique en Europe et aux USA est sur la bonne voie. Le recul des cours des matières premières devrait bénéficier aux ménages et aux entreprises, ainsi qu’aux pays émergents qui en dépendent. Et les politiques monétaires des banques centrales resteront accommodantes.

 

Devises des pays émergents

Suite à la panique en Chine et à la chute du prix du pétrole (-70 % depuis l’été 2014), les turbulences ont d’abord touché les pays émergents ou producteurs de matières premières.
Sur les trois premières semaines du mois, le rouble et le rand ont perdu 9 % face à l’euro. Puis le rouble a repris des couleurs dans l’hypothèse d’un accord entre producteurs de pétrole pour soutenir le prix du baril. Et la banque centrale d’Afrique du Sud a remonté son taux directeur à 6,75 % pour stopper la chute de sa devise.
Le real, victime de la crise qui ravage le Brésil, a perdu 1,2 % sur le mois et plus de 30 % sur un an.

 

Devises des pays développés

– L’euro est resté stable face au dollar mais a bondi de 3,5 % face à la livre sterling, qui a souffert des hésitations de la Banque d’Angleterre quant à une première hausse de taux.
– Le franc suisse a perdu 2 %. Les exportations suisses ayant reculé en 2015 suite à la force du franc, les investisseurs semblent redouter une intervention des autorités pour affaiblir la devise.
– La Banque du Japon a instauré un taux d’intérêt négatif sur l’argent déposé auprès d’elle par les banques. Le yen a ainsi effacé la totalité ses gains depuis le 1er janvier.

 

Bourses chinoises

Même si la croissance chinoise a encore été de 6,9 % en 2015, elle est à son plus bas niveau depuis 25 ans. La consommation intérieure ne compense pas le ralentissement des investissements et de l’industrie. Néanmoins, nous ne craignons pas d’atterrissage brutal. Les autorités ont toujours les moyens de multiplier les mesures en cas de besoin.
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Matières premières

La croissance exponentielle de la demande est bel est bien finie. Les cours des matières premières restent sous pression (mouvement parfois exacerbé par une suroffre, comme pour le pétrole). Les secteurs pétroliers, des mines et de la sidérurgie sont fort touchés. Dans le secteur pétrolier, les restructurations se multiplient.
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Canada

La Bourse du Canada (où les matières premières pèsent pour un tiers) a perdu 26 % en euro depuis le printemps 2015. Une correction exagérée. Le secteur des matières premières ne génère qu’un septième du PIB, l’économie est bien gérée et le dollar canadien est sous-évalué de 10 % face à l’euro.
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Secteur auto

Après le scandale Volkswagen (-15,3 %) et les soupçons de falsification de FCA (-24,7 %) sur ses ventes américaines, c’est au tour de Renault (-15,9 %) d’être éclaboussé par une enquête sur une fraude.
Restez à l’écart.

 

Secteur financier

Chez Deutsche Bank (-27,1 %), les pertes supérieures aux attentes font resurgir la question d’une augmentation de capital.
Les banques italiennes croulent sous des créances douteuses qui pourraient les forcer à de nouvelles provisions.
Aux USA, l’exposition des banques aux secteurs de l’énergie et des matières premières inquiète. Même si le problème n’a pas l’ampleur des subprimes, des provisions devront être actées.


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