Analyse
Brésil : la pire année depuis 25 ans il y a un an - vendredi 4 mars 2016

En 2015, la plus grande économie d’Amérique Latine s’est repliée de 3,8 %.

Mais nous croyons encore au potentiel du Brésil pour le long terme. Les actifs brésiliens sont bon marché. Les investisseurs les moins averses au risque peuvent placer une petite partie de leur portefeuille dans le fonds BNY Mellon Brazil Equity A EUR.

 

Le Brésil étant un gros exportateur de minerai de fer, de soja, de pétrole, de maïs et de café, il est très touché par le net repli des prix matières premières. De plus, les autorités locales ont négligé de mettre à profit les années de forte croissance pour améliorer les infrastructures, réduire la bureaucratie et la corruption. Et le pays souffre d’une inflation élevée, qui s’est d’autant plus emballée quand les scandales de corruption ont miné la confiance des investisseurs et fait dégringoler le real.

Longtemps, l’économie brésilienne a profité de la demande des ménages, elle-même soutenue par un taux de chômage peu élevé, la hausse des revenus et la progression du crédit. Mais aujourd’hui, ces trois éléments sont à la peine : L’incertitude sur les marchés et les scandales de corruption inhibent les investissements étrangers. Les gains salariaux sont érodés par l’inflation trop élevée. Et puisque la Banque centrale doit contrer cette inflation élevée et que les craintes ne cessent de grandir quant aux créances douteuses des banques, le crédit est de plus en plus difficile à obtenir.
L’indice de la production manufacturière est en contraction pour février, celui des services est à son plancher (39 points).

Malgré tout cela, le Brésil pourrait rebondir.
Le départ de Dilma Rousseff et l’avènement d’un gouvernement crédible rétabliraient la confiance et pourraient stimuler le real. De quoi mieux contrôler l’inflation et commencer la normalisation du taux directeur (aujourd’hui à 14,25 % !).

 

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