Analyse
Sans surprise, la Fed a choisi de laisser ses taux inchangés il y a un an - vendredi 18 mars 2016

Le taux directeur américain est maintenu entre 0,25 et 0,50 %.

Si l’économie américaine ne fera sans doute pas d’étincelles cette année et l’an prochain, elle devrait malgré tout dégager une croissance correcte, supérieure à celle de la zone euro. Les Bourses américaines offrant des rendements espérés comparables à ceux de la zone euro, mais pour un risque bien inférieur, nous y investissons toujours une partie de nos portefeuilles. 

 

Si un membre du conseil de la Fed souhaitait relever les taux à 0,50-0,75 %, ce sont les autres, partisans du statu quo, qui ont gagné la partie. Leurs arguments : le prix du pétrole toujours très bas, la faible inflation (l’objectif de 2 % n’est pas près d’être atteint) et la volatilité des marchés, qui contribue à une hausse du risque, lequel pèse sur l’économie mondiale.

 

La Fed a en outre à nouveau insisté sur le fait que les conditions économiques ne justifieraient qu’une hausse graduelle des taux et que ces derniers resteraient encore longtemps inférieurs à la normale. Aussi, même si une ou deux hausses sont probables en 2016, elles seront bien signalées, pour ne pas trop nuire aux Bourses et ne pas provoquer l’envol des taux obligataires.

 

Sans surprise, les Bourses américaines ont bien réagi à cette assurance de conditions de financement favorables pour quelques mois encore. Et elles valent toujours la peine qu’on s’y attarde. Par contre, le dollar a chuté (1,13 USD pour 1 EUR). Et sur le marché obligataire, alors que les taux à 10 ans avaient frôlé les 2 % en cours de semaine, dans l’attente d’un discours plus ferme de la Fed, ils sont rapidement retombés sous 1,9 % (pas intéressant à nos yeux).

 

La Fed est donc parvenue à affaiblir sa devise et à assurer un financement moins coûteux du Trésor américain, sans faire évoluer sa politique.

 

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