Analyse
Bilan du mois de mars : légère progression des Bourses il y a un an - lundi 4 avril 2016

Les Bourses mondiales semblent avoir tourné le dos au climat négatif qui prédominait sur les marchés début 2016.

L’évolution positive de la seconde moitié de février s’est poursuivie en mars, permettant aux investisseurs en euro d’enregistrer un gain moyen de 2,5 %.
Le bilan depuis le début de l’année reste de -4,1 %.

 

Mois mars correct

Nouvelles mesures de la BCE, Fed toujours prudente, Banque du Japon prête à en faire plus, Banque centrale chinoise qui multiplie les mesures : les banques centrales ont tout fait pour rassurer. Et comme les grandes économies ne se portent pas trop mal et que la catastrophe tant redoutée dans le monde émergent n’a pas eu lieu, l’appétit pour le risque a poursuivi son retour.

 

Le marché obligataire a aussi profité de la générosité des banques centrales. L’Allemagne s’est financée à 0,13 % à 10 ans, le niveau le plus bas depuis que le pays a fait valoir son statut de valeur-refuge. Sur la même échéance, la France et la Belgique se financent à moins de 0,4 %. Au Japon, les taux à 10 ans, tombés en négatif fin février, ne sont pas revenus dans le vert. Dans les pays émergents, le taux de la dette souveraine recule un peu partout, surtout au Brésil. Le cas des Etats-Unis est un peu différent. Le taux à 10 ans y a flirté avec les 2,0 %, puis est retombé à ±1,8 % grâce au discours prudent de la Fed, bien décidée à ne pas nuire aux marchés et à ne pas soutenir le dollar (l’euro a terminé le mois à ±1,14 USD).

 

Bourses en forme

Les mesures des banques centrales, la remontée des prix du pétrole et les espoirs suscités par divers indicateurs ont permis aux Bourses de clôturer dans le vert. Seules les Bourses de Londres (où le débat autour du Brexit inquiète toujours), Paris et Zurich ont été moins performantes. La certitude d’une surabondance de liquidités a aussi été excellente pour les marchés émergents. Cela étant dit, les Bourses restent très volatiles et malgré le redressement depuis mi-février, la plupart ont clôturé le premier trimestre dans le rouge.

 

Grand vainqueur : secteur des matières premières

Le gouvernement chinois prend des mesures pour soutenir son économie, ce qui sera bénéfique pour la demande de cuivre, de minerai de fer, etc. Parallèlement, les mines (BHP, Rio Tinto…) se restructurent pour améliorer leur résistance. En attendant de voir si les prix peuvent encore progresser après le mouvement à court terme, nous préférons rester prudents et nous limitons à l’achat de Rio Tinto.

 

Secteur pétrolier : aussi performant

Le baril est remonté légèrement avec l’espoir que les grands producteurs tombent d’accord pour mieux réguler leur production. Le problème n°1 du secteur reste en effet une offre trop élevée par rapport à la demande. Notre favori reste Exxon.

 

Seul grand perdant : secteur pharma

Pourtant défensif, le secteur pharma a clairement souffert de plusieurs prises de bénéfices et des révisions à la baisse des brokers (Roche GS, AstraZeneca).

 

Les banques européennes ont plus ou moins fait du surplace

Si elles ont salué les mesures de soutien annoncées par la BCE, les freins à la croissance des banques restent forts : réglementation, absence d’accélération de la croissance économique en Europe... Vous pouvez acheter Barclays, UBS et BCP.

 

Le secteur du transport aérien a marqué le pas

Après une embellie en février, en mars, le secteur a souffert des attentats qui ont frappé la capitale belge. Deutsche Lufthansa, qui détient 45 % de Brussels Airlines, figure parmi les sociétés directement touchées par la menace terroriste.

 

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