Analyse
En Grèce, c’est reparti pour un tour… il y a un an - jeudi 28 avril 2016

La crise de la dette souveraine grecque revient sur les devants de la scène.

Nos portefeuilles restent toujours globalement absents des actifs de la zone euro.

 

Les institutions venues en aide à la Grèce (FMI, BCE et Commission européenne) craignent une nouvelle détérioration de la situation financière du pays et demandent des mesures d’urgence, applicables si le pays s’éloigne de la trajectoire attendue. Mais Athènes refuse toute austérité additionnelle, demande un nouveau règlement politique et un pardon partiel de la dette.
Cette nouvelle détérioration n’est pas étonnante : le dernier sauvetage avait été approuvé sur des bases trop optimistes et la volonté politique de faire appliquer les réformes fait défaut. Athènes risque donc de ne plus pouvoir assumer ses obligations. Et la zone euro risque de revivre des mois de réunions. Une situation rendue plus délicate encore par le flux des réfugiés auquel la Grèce est confrontée.
Les marchés ont bien noté cette nouvelle détérioration. Le taux auquel le pays se finance à 2 ans a rebondi à 10,7 %. Le taux à 10 ans s’approche de 9,0 %.

 

Par ailleurs, les rendements obligataires d’Etat du reste de la zone euro restent à des niveaux très bas, qui ne couvrent pas le risque de situation financière délicate de bon nombre de pays ni un retour de l’inflation (probable vu la stabilisation du prix du pétrole).

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