Analyse
Le baril de Brent à plus de 44 USD il y a un an - vendredi 15 avril 2016

C’est grâce à des nouvelles issues du côté de l’offre comme du côté de la demande.

Du côté de l’offre

L’accord conclu entre Russie et Arabie Saoudite et visant le gel de la production a été bien accueilli et tout mène à croire que l’OPEP suivra. Dans le même temps, Washington annonce que d’ici 2017, la production américaine baissera de 560 000 barils/jour (car beaucoup d’entreprises pétrolières américains ne parviennent plus à produire de manière rentable).

 

Du côté de la demande

La catastrophe que beaucoup attendaient dans les pays émergents n’a pas eu lieu et la Chine donne des signes de redémarrage. Le fait que la Fed temporise ses hausses de taux et que la politique monétaire reste expansionniste un peu partout ailleurs offre aux pays émergents une bouffée d’oxygène. Et si la demande mondiale de pétrole ne fait pas des étincelles, elle poursuit son rythme de croissance modéré. A moins que la réunion de l’OPEP ne dégénère, le prix du pétrole semble donc appelé à se stabiliser au niveau actuel.

 

Cela devrait permettre le retour de l’inflation en 2016 (même si c’est sans atteindre l’objectif de 2 % visé dans la zone euro, aux USA, au Royaume-Uni, au Japon…).
Nous restons dès lors à l’écart de l’obligataire de ces pays dont les taux réels risquent de devenir négatifs, sans compenser le risque encouru (lié au niveau de leur dette).

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