Analyse
Le prix du baril de Brent a redépassé les 50 USD il y a un an - vendredi 27 mai 2016

Cette barrière psychologique n’avait plus été franchie depuis octobre 2015.

Malgré l’absence d’un accord de l’OPEP pour limiter la production, le prix du baril a remonté. C’est grâce à la forte chute des stocks américains et à la poursuite de la baisse de la production aux USA. Cela va-t-il durer ?

 

Certains éléments peuvent laisser penser que la hausse de prix pourrait se poursuivre. Car la plupart des indicateurs américains laissent augurer pour le deuxième trimestre un net rebond de la croissance économique américaine. Une accélération susceptible de faire grimper la consommation d’hydrocarbures et de réduire ainsi encore le gouffre entre la production surabondante et la faible demande (processus déjà entamé, grâce à une production relativement stable sur un an, accompagnée d’une hausse de la demande, de la Chine, de l’Inde, de la Russie).

 

Le prix du pétrole retrouvera-t-il pour autant le niveau de plus de 100 USD qui étaient le sien voici 24 mois ?

Nous en doutons. Car une stabilisation au-delà de 50 USD permettrait déjà au pétrole de schiste américain d’effectuer son grand retour (c’est à partir de ce niveau que la viabilité du secteur est assurée). Et ce retour massif de la production américaine viendrait recreuser le déséquilibre entre production et consommation et donc replomber les prix.

 

Quoi qu’il en soit, même le prix du baril plafonne à un niveau proche de l’actuel, certaines actions du secteur restent intéressantes à nos yeux.
C’est le cas d’Exxon Mobil mais aussi de Chevron et Repsol.

 

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