Analyse
Theresa May remplace David Cameron au poste de premier ministre britannique il y a un an - jeudi 14 juillet 2016

L’émergence d’une candidate qui a su unir une large majorité du parti des conservateurs a précipité le départ de Cameron.

Ce choix rapide est une bonne nouvelle car il réduit un peu l’incertitude pour le pays et pour l’Union européenne. Ce n’est donc pas une surprise de voir rebondir la livre et la Bourse de Londres. Nous misons toujours sur la Bourse de Londres. Ses rendements sont élevés pour un risque relativement réduit. Nous donnons la priorité aux grandes capitalisations présentes sur le FTSE100 et moins concernées par l’impact du Brexit.

 

Theresa May a insisté sur le fait que le résultat du référendum signifie bel et bien une sortie du pays de l’UE et que son défi sera de faire en sorte que le Brexit marche. Mais ce ne sera pas facile.

 

Certes, des pistes sont déjà évoquées, comme la baisse de l’impôt sur les sociétés (de 20 % à 15 %), pour rendre le pays plus attrayant. Et si cela induirait un manque à gagner fiscal et, dans un premier temps, une détérioration des comptes publics, l’UE ne serait plus là pour reprocher ces dépassements…. De plus, bien que le ministre des finances ait déjà renvoyé l’équilibre budgétaire aux calendes grecques, le Royaume-Uni parvient toujours à se financer à des taux très bas, et ce malgré la perte du AAA de S&P (le taux à 10 ans est à moins de 0,8 % et des obligations liées à l’inflation, également à 10 ans, ont trouvé preneur à -1,58 %).

 

Mais quoi qu’il en soit, jusqu’ici, le Royaume-Uni ne dispose pas d’une réelle stratégie de sortie de l’Union, ni d’une majorité parlementaire susceptible de l’approuver. Les prochains mois seront donc difficiles pour Theresa.

 

Voir aussi : la Banque d'Angleterre laisse ses taux inchangés.

 

 

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