Analyse
Au Royaume-Uni, l’inflation repart à la hausse il y a un an - mercredi 17 août 2016

Elle a atteint 0,6 % en juillet, un niveau encore lointain de l’objectif de de la Banque d’Angleterre (2 %) mais le plus élevé depuis novembre 2014.

Nos portefeuilles contiennent toujours des actions britanniques, mais pas des obligations en livre.

 

L’inflation britannique a été stimulée par la faiblesse de la livre sterling, qui renchérit les produits importés (notamment le pétrole).
Car suite au vote pour le Brexit, la livre a touché en juillet son niveau le plus bas face au dollar sur plus de trois décennies. Et la récente baisse du taux directeur britannique a encore amplifié le mouvement face à l’euro : à 1,13 euros pour 1 livre, la livre est à son plus bas depuis août 2013.
La livre est donc sous-évaluée face aux deux grandes devises mondiales.
De quoi vous conseiller de toujours acheter des actions britanniques et notamment les plus grandes capitalisations cotées à Londres, qui sont souvent des multinationales, moins exposées aux effets du Brexit.
Par contre, la faiblesse de la livre ne suffit pas pour que nous vous conseillions d’acheter des obligations de l’Etat britannique. Car la récente intervention de la Banque d’Angleterre, qui a augmenté ses achats d’actifs sur ce marché, a fait chuter le taux à 10 ans, de sorte que les rendements obligataires sont de ±0,5 %, soit inférieurs à une inflation qui peut encore augmenter, et donc en réalité négatifs. Et ce alors que les autorités de Londres, en quête d’un nouveau modèle de croissance, pourraient laisser s’aggraver les déficits budgétaires ces prochaines années.

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