Analyse
Draghi laisse les taux directeurs européens inchangés il y a un an - vendredi 9 septembre 2016

Sans surprise, la Banque centrale européenne a choisi de laisser ses taux inchangés et, hormis la date, n’a rien changé au communiqué de presse publié lors de sa réunion de… juillet.

Nous restons globalement à l’écart des actions de la zone euro, à l’exception notamment d’Axa, Agfa, Engie, Gimv, GTT, Repsol, Telefónica et Umicore.

 

La décision de la BCE de ne rien changer à sa politique monétaire n’est pas franchement une surprise. Si l’inflation reste trop faible, il est vrai aussi que la croissance au 2e trimestre a été largement conforme au potentiel actuel de la zone euro.

 

Bien qu’attendue, cette décision de statu quo n’en a pas moins déçu les marchés d’actions et d’obligations qui attendent avec impatience l’arrivée de nouvelles mesures de relance pour prêter main-forte à la croissance. Et la déception a été d’autant plus grande que selon les dires de Mario Draghi, la possibilité d’un renforcement des mesures de relance n’a même pas été évoquée…

 

La BCE poursuivra donc ses achats d’actifs financiers au rythme mensuel de 80 milliards d’euros jusqu’en mars 2017 au moins. Reste à voir si elle saura trouver les actifs nécessaires sur les marchés pour atteindre ses objectifs. Face à la forte baisse des rendements obligataires - et à l’espoir de voir les cours monter toujours plus haut - les investisseurs possédant des obligations d’Etats émises à l’époque où les rendements étaient plus élevés ne sont en effet pas pressés de s’en séparer.

 

Sans les réformes espérées par la BCE, la zone euro devrait maintenir la vitesse de croisière actuelle au cours des prochains trimestres. Nous nous attendons donc à un dynamisme nettement moindre que dans les autres grandes régions de la planète et les perspectives à long terme ne sont guère meilleures.

 

Dans un tel contexte, investir en actions de la zone euro ne peut se justifier qu’à condition qu’elles soient particulièrement bon marché. Or, même si l’évolution relative des grands marchés d’actions nous rapproche d’une telle situation, nous n’y sommes pas encore.

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