Analyse
Les marchés boursiers en mode vacances il y a un an - mardi 6 septembre 2016

Contrairement à l’été 2015 qui avait vu les marchés solidement bousculés par la triple dévaluation surprise du yuan chinois, la période estivale 2016 aura été plutôt calme pour les Bourses.

Même après leur progression de 3,7 % en juillet, les Bourses mondiales ont affiché une belle résistance en août.

 

Août, le mois de tous les records

Les investisseurs ont à peine remarqué les nouveaux maxima absolus atteints par le S&P500 américain et les sommets pour 2016 atteints par plusieurs marchés européens. Ils ont aussi peu remarqué les taux à 10 ans négatifs en Allemagne, à peine positifs à 0,1 % en France et en Belgique, ou encore inférieurs à 1 % en Espagne.

 

Politique monétaires expansionnistes

Et pourtant, ces sommets sont loin d’être la normale. Il s’agit là d’une des conséquences les plus visibles des politiques monétaires très expansionnistes mises en place un peu partout dans le monde.

Cependant, une, voire même deux hausses des taux sont à prévoir d’ici fin 2016. Bien sûr, la Fed restera prudente et à l’écoute des marchés.
Car à en croire la présidente de la Fed, les arguments en faveur d’une hausse des taux américains ont gagné du terrain ces derniers mois et l’économie US, attendue en forme au 2nd semestre, serait en mesure de s’accommoder de taux d’intérêt un peu plus élevés.

Mais ailleurs dans le monde, les politiques expansionnistes restent de mise et l’ère des taux très bas est donc loin d’être finie.
C’est le cas dans la zone euro, où la BCE devrait encore venir en aide à l’économie, et en Chine, où la banque centrale veut stimuler le crédit afin de garder la croissance à des niveaux très élevés. C’est plus encore le cas au Japon, où de nouvelles mesures sont inévitables face au retour en force de la déflation.

La fête sur les marchés pourrait donc se poursuivre. Mais il ne faut pas s’y tromper : là où la Fed mène, le reste du monde finit par suivre. Ce n’est donc pas une surprise si les marchés d’actions et d’obligations ont terminé le mois en retrait léger face aux maxima atteints deux semaines plus tôt. De la politique monétaire aux Etats-Unis et de la capacité des marchés à trouver d’autres moteurs susceptibles de justifier les niveaux d’évaluation actuels dépendra leur évolution.

Un cocktail d’été globalement rassurant

– Après la panique du Brexit en juin dernier, les marchés du Royaume-Uni semblent rassurés. En baissant les taux et en relançant leur programme de rachat d’actifs, les autorités monétaires britanniques n’ont pas attendu longtemps pour agir de manière préventive face aux conséquences du Brexit. La stabilisation du prix du baril et des résultats d’entreprises globalement meilleurs qu’attendus pour le 2ème trimestre ont complété le cocktail, rassurant pour les investisseurs.

En outre, pour la plupart des ténors de la cote, des multinationales avant tout tournées vers l’exportation, les perspectives ne sont pas altérées par le Brexit. Et la sous-évaluation actuelle de la livre les avantagera.

Investissez donc toujours en actions du Royaume-Uni. Consacrez-y toujours 15 % de vos avoirs via la sicav Invesco UK Equity A.

– Aux Etats-Unis, 71 % des 500 plus grosses capitalisations boursières ont publié des résultats supérieurs aux attentes. En recul de 3,2 %, les bénéfices du 2ème trimestre reculent un peu moins qu’attendu. Et après cinq trimestres de baisse consécutive, la décrue bénéficiaire, toujours menée par les valeurs énergétiques, pourrait bientôt toucher à sa fin. En 2017, la croissance bénéficiaire pourrait rebondir au-delà des 10 %.

– En Europe, où nombre de sociétés doivent encore publier leurs résultats trimestriels, le bilan est un peu moins flatteur. Mais pas moins de 53 % des résultats déjà publiés sont quand même au-dessus des attentes pour des bénéfices attendus à ce jour en recul de près de 8 % sur le trimestre.

Après leur sous-performance récente, les marchés de la zone euro sont à nouveau plus attractifs, et nous n’excluons pas d’y revenir à l’achat. Mais dans l’immédiat, nous adoptons toujours une attitude attentiste.

– La hausse la plus spectaculaire revient au Brésil (+56 %, expliqués pour près de moitié par le rebond du real). La plus grande économie d’Amérique latine reste en pleine récession, mais les marchés anticipent les réformes du nouveau président.

Les actions brésiliennes ont uniquement leur place dans nos portefeuilles les plus dynamiques à titre de diversification.

– L’Indonésie, où les réformes battent leur plein, nous paraît plus attrayante.

Après un gain de 19,5 % depuis le début de l’année, vous pouvez encore y investir via les fonds Fidelity Indonesia A et Lyxor MSCI Indonesia ETF.

 

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